À l’approche du dernier carré de la CAN 2025 organisée au Maroc, la parole de Mohamed Salah a résonné avec une force particulière. Dans un tournoi où la pression monte à chaque match, la star égyptienne a livré un message à la fois personnel et symbolique, révélant une détermination intacte malgré un palmarès déjà immense. Alors que l’Égypte s’apprête à disputer une demi-finale de très haut niveau face au Sénégal, Salah s’est exprimé sans détour sur son obsession de décrocher enfin ce trophée continental qui manque encore à son armoire. Dans un Maroc acquis à sa sélection, le discours du capitaine des Pharaons sonne comme une déclaration d’intentions.
« Personne, même en Égypte, ne veut gagner ce titre plus que moi. J’ai presque tout gagné, et j’attends ce titre », a déclaré Mohamed Salah. Une phrase lourde de sens, qui résume à elle seule la relation particulière qu’entretient le joueur avec la Coupe d’Afrique des Nations. Vainqueur de presque toutes les compétitions possibles en club, finaliste malheureux à plusieurs reprises avec sa sélection, Salah assume pleinement ce désir presque obsessionnel. Son message dépasse le simple cadre personnel : il engage toute une équipe et rappelle que l’Égypte n’est jamais un invité de passage dans ce genre de rendez-vous. Face au Sénégal, champion en titre, l’obstacle est immense, mais l’ambition affichée l’est tout autant. Salah ne cache rien, ni de sa faim, ni de sa volonté d’aller au bout, quel qu’en soit le contexte.
En toile de fond, le scénario de cette fin de tournoi promet une intensité rare. De l’autre côté du tableau, le pays hôte affronte le Nigeria dans une demi-finale explosive, où chaque détail comptera. Si le Maroc venait à se qualifier, une finale potentielle face à l’Égypte prendrait alors des allures de choc continental, chargé d’enjeux sportifs, émotionnels et symboliques. Dans ce contexte, la sortie de Salah peut être lue comme un message adressé à tous : au public marocain, à ses adversaires et à ses propres coéquipiers. Il ne s’agit pas seulement de viser un titre, mais de s’imposer dans un environnement hostile, face à des équipes majeures, et d’assumer pleinement le rôle de trouble-fête.
Cette CAN 2025 se transforme ainsi en un théâtre où les trajectoires individuelles croisent les ambitions nationales. Mohamed Salah, en affirmant publiquement son obsession pour ce trophée, place l’Égypte dans une posture claire : celle d’un prétendant déterminé, prêt à défier le pays hôte et à bousculer les équilibres établis. Dans un tournoi où chaque mot compte autant que chaque geste, cette déclaration ajoute une dimension supplémentaire à une compétition déjà sous haute tension. La suite dira si cette volonté farouche se traduira enfin par le sacre tant attendu.


































