Algérie – Aboutrika : Le débat autour de l’arbitrage du quart de finale de la CAN 2025 entre l’Algérie et le Nigeria continue d’alimenter les discussions bien au-delà du coup de sifflet final. Au cœur de la controverse, une action précise, devenue emblématique, celle du penalty non sifflé en faveur des Verts. Dans ce contexte déjà chargé, la prise de position de Mohamed Aboutrika a donné une nouvelle dimension au débat. Consultant respecté et voix écoutée du football africain, l’ancien meneur de jeu n’a pas cherché à ménager ses mots, livrant une analyse nette, sans détour, qui a immédiatement trouvé un large écho.
« Penalty valable pour l’Algérie. Les arbitres VAR n’étaient pas au niveau », a affirmé Aboutrika au micro, en résumant en une phrase l’essentiel de son constat. Cette déclaration, aussi brève que lourde de sens, vient conforter le sentiment d’injustice exprimé par de nombreux observateurs après la rencontre. Pour l’ancien international égyptien, l’erreur ne se limite pas à une interprétation discutable sur le terrain, mais engage directement la responsabilité de l’assistance vidéo, censée corriger ce type de situation. Son analyse met en lumière une défaillance collective du corps arbitral, là où la technologie devait précisément garantir une équité minimale dans les moments décisifs. En validant l’existence d’une faute manifeste, Aboutrika donne du crédit aux protestations algériennes, jusque-là parfois reléguées au rang de réactions émotionnelles post-élimination.
Cette sortie médiatique revêt une importance particulière par le profil de son auteur. Aboutrika n’est ni algérien ni directement impliqué dans l’affiche, ce qui confère à ses propos une dimension de neutralité difficilement contestable. Son intervention rappelle que la polémique dépasse le cadre d’un simple affrontement sportif et pose, une nouvelle fois, la question de la fiabilité de l’arbitrage vidéo dans les compétitions africaines. Lorsque des figures unanimement respectées pointent du doigt le niveau des arbitres VAR, c’est l’ensemble du dispositif qui se retrouve fragilisé. Pour l’Algérie, cette validation extérieure renforce l’idée que l’élimination ne peut être analysée uniquement sous l’angle sportif, tant l’incidence de cette décision aurait pu influer sur le scénario du match.
Au-delà du cas précis de ce quart de finale, la déclaration d’Aboutrika agit comme un signal d’alarme plus global. Elle relance le débat sur la formation, la compétence et l’indépendance des arbitres appelés à officier dans les rendez-vous majeurs du continent. La CAN se veut la vitrine du football africain, mais ce type de controverse en ternit durablement l’image. En pointant l’insuffisance du VAR, l’ancien international égyptien exprime une exigence partagée : celle d’un arbitrage à la hauteur des enjeux. Pour l’Algérie, ces mots n’effacent pas l’élimination, mais ils confèrent une légitimité supplémentaire à un sentiment d’injustice désormais largement reconnu au-delà de ses frontières.



































