La première période du huitième de finale de la CAN 2025 entre l’Algérie et la République démocratique du Congo, disputé au stade Moulay Hassan de Rabat, s’est achevée dans un climat de forte tension et d’incompréhension. Alors que les deux équipes étaient dos à dos au score (0-0), l’arbitre égyptien de la rencontre a mis fin à la première mi-temps à un moment qui a immédiatement suscité la polémique : l’Algérie venait tout juste d’obtenir un corner, une situation potentiellement dangereuse qu’elle n’a pas eu l’occasion d’exploiter.
La scène s’est produite dans les toutes dernières secondes du temps réglementaire de la première période. Après une action offensive algérienne conclue par un ballon dévié en corner par la défense congolaise, les joueurs des Verts se sont rapidement positionnés dans la surface adverse, prêts à jouer ce coup de pied arrêté. Riyad Mahrez se dirigeait vers le ballon, tandis que plusieurs joueurs algériens se plaçaient pour tenter de profiter de cette opportunité, dans un match où les occasions franches ont été rares et chèrement disputées.
Contre toute attente, alors que le ballon était déjà posé près du quadrant et que l’Algérie s’apprêtait à exécuter le corner, l’arbitre central a porté son sifflet à la bouche pour signaler la fin de la première mi-temps. Une décision qui a immédiatement provoqué la stupeur des joueurs algériens, suivie de protestations visibles sur la pelouse. Plusieurs éléments de la sélection nationale ont exprimé leur incompréhension, estimant que l’action devait logiquement être jouée, d’autant plus que le temps additionnel semblait encore suffisant pour permettre l’exécution du corner.
Ce coup de sifflet intervient dans un contexte déjà marqué par plusieurs décisions arbitrales discutées durant la première période. Le jeu, très engagé, a donné lieu à de nombreux contacts, parfois à la limite de la régularité, notamment dans la surface de réparation congolaise. L’épisode de la 11e minute, où Mohamed Amoura a été piétiné sur un corner au point de perdre sa chaussure sans que la faute ne soit sanctionnée ni revue à la VAR, reste encore dans les esprits. La décision de siffler la mi-temps sur une phase arrêtée favorable à l’Algérie vient donc renforcer le sentiment de frustration côté algérien.
Sur le plan du jeu, cette première mi-temps a été âprement disputée. La RD Congo a misé sur son impact physique et son agressivité dans les duels, cherchant à couper les circuits de passes algériens et à empêcher les Verts de s’installer durablement dans le camp adverse. De son côté, l’Algérie a tenté de poser son jeu, avec une possession relativement équilibrée et plusieurs tentatives sur coups de pied arrêtés, souvent perçus comme une arme importante face au bloc compact congolais.
Le corner accordé juste avant la pause représentait ainsi une occasion précieuse pour les hommes de Vladimir Petkovic, dans un match où chaque détail peut faire la différence. Ne pas pouvoir jouer cette phase arrêtée laisse un goût amer, d’autant plus que ce type de situation est fréquemment joué avant le coup de sifflet final de la période, sauf circonstances exceptionnelles.
À la pause, le score reste de 0-0, mais la tension est palpable. Les décisions arbitrales, et en particulier ce coup de sifflet mettant fin à la première mi-temps sur un corner algérien, alimentent déjà les débats autour de cette rencontre décisive. La seconde période s’annonce tout aussi disputée, avec une Algérie déterminée à faire la différence et une RD Congo prête à poursuivre son combat physique, dans un match où l’arbitrage continuera d’être scruté à la moindre décision.
Notons que, juste après la reprise, Ismael Bennacer s’est blessé, il est remplacé par Himad Abdelli.



































