La rencontre entre l’Algérie et la Guinée équatoriale a été marquée par un moment aussi inattendu que gênant, survenu juste avant le coup d’envoi du match. Alors que les joueurs se préparaient à vivre l’un des instants les plus solennels du football international – l’exécution de l’hymne national –, une question posée par un journaliste algérien à Luca Zidane a provoqué stupeur et incompréhension.
À quelques secondes du début de l’hymne algérien, alors que la concentration devait être maximale, le journaliste s’est adressé au gardien de but de la sélection en lui demandant si son père, Zinédine Zidane, était présent dans les tribunes du stade. Une interrogation totalement décalée par rapport au contexte et au moment, qui a visiblement choqué Luca Zidane.
Pris de court, le joueur a répondu de manière spontanée et désorientée : « je ne sais pas ». Une réponse courte, mais révélatrice du malaise créé par cette question. L’instant, censé être empreint de fierté nationale et de recueillement, a été perturbé par une référence personnelle sans aucun lien direct avec l’enjeu sportif du match.
À côté de Luca Zidane se trouvait Ilan Kebbal, son coéquipier en sélection. Le milieu offensif n’a pas caché sa surprise face à cette question inattendue. Son regard et son attitude traduisaient clairement l’étonnement général. Pour beaucoup, cette scène a mis en lumière un manque de discernement quant au choix du moment et à la nature de la question posée.
Luca Zidane, malgré son nom illustre, s’efforce depuis ses débuts internationaux de se faire un prénom sous le maillot algérien. Appelé en sélection pour ses qualités sportives et son sérieux, le gardien tente de s’inscrire pleinement dans le projet collectif des Verts. Être ramené à la figure de son père dans un moment aussi symbolique renforce l’idée d’un héritage parfois pesant, que le joueur n’a pourtant pas choisi de mettre en avant.
Sur les réseaux sociaux, la séquence a rapidement suscité des réactions. De nombreux supporters algériens ont dénoncé une question jugée déplacée et inutile, estimant que le respect du joueur et du moment devait primer. Certains ont également salué le calme de Luca Zidane, qui n’a montré aucun signe d’agacement malgré la situation.
Cet épisode relance le débat sur la responsabilité des médias dans la gestion de l’image des joueurs, en particulier ceux dont le nom est associé à une légende du football mondial. Dans un cadre aussi solennel que celui de l’hymne national, la priorité devrait rester l’équipe, le maillot et l’enjeu collectif.
Pour Luca Zidane et ses coéquipiers, l’essentiel demeure sur le terrain. Mais cette séquence restera comme un moment malaisant, rappelant que certaines questions, même anodines en apparence, peuvent devenir profondément inappropriées lorsqu’elles sont posées au mauvais moment.
































