Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a réagi officiellement aux décisions rendues par le jury disciplinaire de la CAF à la suite des incidents ayant marqué la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc. Dans un communiqué publié ce vendredi, le dirigeant sud-africain a tenu à clarifier la position de l’instance continentale et à envoyer un message fort quant à l’avenir du football africain.
Tout en affirmant son respect total pour l’indépendance des organes judiciaires de la CAF, Motsepe n’a pas dissimulé son malaise face aux événements survenus lors de cette finale très controversée. Il a qualifié ces débordements d’« inacceptables », estimant qu’ils portent atteinte non seulement à l’image de la compétition, mais aussi aux valeurs fondamentales que la CAF est censée défendre sur la scène internationale.
Le président de la CAF a souligné que sa détermination à agir était partagée par l’ensemble du Comité exécutif ainsi que par les présidents des 54 fédérations membres. Selon lui, la priorité absolue reste la préservation de l’intégrité, de la crédibilité et de la compétitivité mondiale du football africain, à un moment où l’instance est régulièrement pointée du doigt pour ses dysfonctionnements.
Dans cette optique, Patrice Motsepe a annoncé la convocation prochaine d’une réunion du Comité exécutif, destinée à réexaminer en profondeur les règlements internes de la CAF, en particulier le Code disciplinaire. L’objectif affiché est clair : renforcer les prérogatives des instances judiciaires afin de leur permettre de prononcer des sanctions plus sévères et réellement dissuasives en cas d’atteinte grave aux statuts ou à l’image du football africain. Une annonce qui sonne comme une volonté de réforme majeure, après des années de scandales ayant sérieusement écorné la crédibilité de l’institution.
L’arbitrage, régulièrement au cœur des polémiques, a également occupé une place centrale dans la réaction du patron du football africain. Motsepe a rappelé les efforts entrepris ces dernières années en matière de formation, d’indépendance et de professionnalisation des arbitres, ainsi que des opérateurs VAR et des commissaires de match. Il a assuré que la CAF était prête à mobiliser davantage de moyens financiers et techniques afin d’aligner l’arbitrage africain sur les standards internationaux les plus élevés.
Le président de la CAF a enfin insisté sur l’importance stratégique de l’indépendance de la Commission des arbitres, présentée comme l’un des piliers des réformes engagées depuis son arrivée à la tête de l’instance. Selon lui, cette indépendance constitue une condition essentielle pour garantir l’impartialité des décisions arbitrales et restaurer la confiance des acteurs du football africain et mondial.
Malgré un discours empreint de fermeté et d’optimisme, ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par une profonde défiance envers les instances dirigeantes du football africain. Patrice Motsepe se veut néanmoins confiant, assurant que les réformes en cours permettront au football africain de regagner en crédibilité, en respect et en rayonnement international, avec l’ambition assumée de s’installer durablement parmi les grandes puissances du football mondial. Reste désormais à voir si ces promesses se traduiront enfin par des actes concrets sur le terrain institutionnel.































