Algérie Foot – La Confédération africaine de football
(CAF) fait face à une problématique de calendrier concernant la CAN
2025, qui se tiendra au Maroc.
Prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, cette période
soulève de nombreuses interrogations, notamment pour les joueurs
africains évoluant en Europe. Cette programmation coïncide avec la
période de pause hivernale en Europe, privant ces joueurs d’une
récupération nécessaire. En outre, la Coupe du monde 2026, qui se
déroulera en été, accentuera la pression sur ces athlètes, les
empêchant de bénéficier d’une pause estivale. Ce surmenage risque
d’impacter leur saison professionnelle suivante en raison de la
fatigue accumulée.
Ce n’est pas la première fois que la CAF est confrontée à ce
type de défi. En 1990, lors de la CAN en Algérie, l’Égypte et le
Cameroun, qualifiés pour la Coupe du monde, avaient choisi
d’aligner des équipes B afin de préserver leurs cadres en vue du
Mondial en Italie. Une décision qui, à l’époque, avait été tolérée
par la CAF.
Le choix du calendrier actuel pourrait contraindre des stars
comme Achraf Hakimi, évoluant au Paris Saint-Germain, à enchaîner
sans répit compétitions de clubs (Ligue 1, Coupes nationales, Ligue
des champions) et engagements internationaux (qualifications, CAN,
puis Coupe du monde). Une telle charge pourrait entraîner des
blessures ou une baisse de performance.
Face à ces contraintes, il n’est pas exclu que certains joueurs
ou sélections optent pour un retrait stratégique de la CAN afin de
se préserver pour le Mondial. Une décision que la CAF pourrait être
amenée à accepter, comme elle l’a fait par le passé. Cette
situation soulève une fois de plus l’épineuse question de
l’adéquation entre le calendrier international et les réalités des
compétitions africaines.
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