Les suites de la rencontre qui a opposé le club marocain de l’AS FAR, connu sous le nom de l’armée royale, à Al Ahly d’Égypte, lors de la sixième journée de la phase de groupes de la Ligue des champions africaine, ont pris un nouveau tournant avec l’intervention de la Confédération africaine de football (CAF). Après les incidents qui ont émaillé cette rencontre, la direction de l’AS FAR a reçu une correspondance officielle de la part de la commission disciplinaire de la CAF, l’invitant à fournir des explications détaillées ainsi que des éléments de défense concernant les événements considérés comme non sportifs qui ont accompagné le match. Cette démarche souligne la détermination de l’instance continentale à traiter avec sérieux les manquements signalés dans les rapports officiels.
Selon les informations disponibles, la commission disciplinaire a fixé au 22 février 2026 la date limite pour que l’AS FAR soumette sa réponse écrite et réfute les observations consignées dans les rapports du délégué du match, du coordinateur de la sécurité et de l’arbitre. Cette étape intervient alors que la CAF a entamé une analyse complète de toutes les données techniques et sécuritaires, appuyée par les vidéos et les témoignages de terrain qui ont documenté les moments de tension vécus par la délégation marocaine sur le terrain et dans ses alentours. L’objectif est de prendre des décisions disciplinaires justes, en protégeant les parties affectées et en identifiant clairement les responsabilités.
La rencontre avait été marquée par un désordre organisationnel manifeste, avec des scènes ayant suscité un vif débat sur l’efficacité des mesures de sécurité mises en place pour protéger les joueurs. L’AS FAR entend mettre en avant ce paramètre dans sa défense, en soulignant que garantir la protection physique et psychologique des équipes visiteuses constitue un pilier essentiel des cahiers des charges des compétitions africaines.
Sur le plan juridique, l’issue de cette procédure est très attendue par les observateurs sportifs. Les règlements de la compétition prévoient une gamme de sanctions en cas de manquement organisationnel ou de comportements antisportifs, allant de lourdes amendes financières à la tenue de matchs à huis clos, voire au transfert de rencontres en dehors des terrains prévus, dans les cas les plus extrêmes. La commission disciplinaire pourrait donc décider de mesures sévères, en fonction des conclusions de son enquête.
Dans les jours à venir, l’AS FAR devra présenter un dossier complet, visant à démontrer le préjudice direct subi lors de cette rencontre, tandis que la CAF entend maintenir sa ligne de fermeté afin de préserver l’image du football africain et la sécurité de tous ses participants. Cette situation fait suite à des incidents similaires lors du match aller au Maroc entre les deux clubs, où des jets de bouteilles d’eau et d’autres perturbations avaient été constatés. À l’époque, l’instance africaine avait réagi avec rigueur en infligeant de lourdes sanctions à Al Ahly, comprenant des amendes financières et la tenue de deux matchs à huis clos.
Cette nouvelle étape montre que la CAF continue de prendre très au sérieux toute atteinte à la sécurité et à l’intégrité des compétitions continentales. Pour l’AS FAR, il s’agit d’un moment crucial pour exposer son point de vue et démontrer qu’elle a été affectée directement par les incidents, tout en espérant que les mesures prises permettront de clarifier la situation et d’éviter que de tels événements ne se reproduisent à l’avenir. La vigilance et la rigueur de l’instance africaine sont perçues comme essentielles pour garantir que les matchs se déroulent dans des conditions justes et sûres, préservant ainsi la réputation et l’intégrité du football africain.
































