CAN – Maroc : la polémique arbitrale née autour de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 continue de susciter de vives réactions, bien au-delà du simple cadre du match Sénégal–Maroc. Au cœur des discussions, un nom revient avec insistance : Pierre Ghislain Atcho, arbitre VAR lors de la rencontre. Son implication dans plusieurs décisions jugées litigieuses a ravivé un malaise ancien, déjà perceptible dès les premiers tours du tournoi. Pour de nombreux observateurs, la controverse dépasse l’erreur ponctuelle et s’inscrit dans une accumulation de situations similaires, qui interrogent la cohérence et la transparence de l’arbitrage à l’échelle continentale.
Ce malaise n’est pas nouveau du point de vue algérien. Dès le premier match de l’Algérie dans la compétition, des voix s’étaient élevées pour dénoncer certaines décisions arbitrales, notamment lors de la rencontre face au Nigeria, où un penalty réclamé par les Fennecs n’avait pas été accordé après intervention de la VAR. Le fait que le même arbitre se retrouve impliqué dans une autre situation polémique majeure, cette fois lors d’un match décisif, a renforcé le sentiment d’incompréhension et de suspicion chez une partie du public. Sur les réseaux sociaux comme dans les débats d’après-match, l’argument revient avec insistance : il ne s’agirait plus de simples erreurs isolées, mais d’un problème structurel dans la désignation et la gestion des officiels sur les rencontres à fort enjeu.
Dans ce climat tendu, certains supporters estiment que l’Algérie avait alerté trop tôt, et trop seule, sur un dysfonctionnement aujourd’hui exposé au grand jour. L’expression « l’Algérie avait vu juste » s’est ainsi imposée dans le discours populaire, nourrissant une lecture plus globale de la compétition. Pour autant, au-delà des accusations et des ressentis, une exigence s’impose désormais à la Confédération africaine de football : celle de restaurer la confiance. La CAN 2025, marquée par une intensité sportive réelle, risque de voir son image durablement affectée si ces polémiques ne trouvent pas de réponse institutionnelle claire. Plus que jamais, la question n’est pas celle d’un pays contre un autre, mais celle de la crédibilité d’un système arbitral appelé à évoluer pour éviter que le football africain ne soit, une nouvelle fois, éclipsé par ce qui se passe hors du terrain.
































