À quelques jours de son choc face à la République démocratique du Congo, en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, l’équipe nationale d’Algérie doit composer avec des nouvelles contrastées sur le plan médical. Si le sélectionneur Vladimir Petkovic peut se réjouir du retour d’un élément clé en défense, il devra en revanche se passer de deux joueurs importants pour ce rendez-vous crucial.
Les Verts ont brillamment bouclé la phase de groupes en terminant en tête du groupe E, avec un parcours sans faute et un total de neuf points. Une performance qui rappelle celle de la CAN 2019, où l’Algérie avait dominé son groupe avant d’aller décrocher le titre continental. Cette dynamique positive a renforcé la confiance du groupe et ravivé l’espoir des supporters de voir les “Verts” aller loin dans la compétition.
Cependant, la deuxième rencontre du groupe face au Burkina Faso a laissé des traces. Les défenseurs Jaouen Hadjam et Samir Chergui ont été contraints de quitter la pelouse sur blessure, respectivement touchés à la cheville et à l’arrière de la cuisse. Leur absence lors du dernier match contre la Guinée équatoriale avait déjà suscité des interrogations quant à leur disponibilité pour la phase à élimination directe.
Les dernières évaluations médicales ont confirmé que les deux joueurs ne seront pas aptes pour affronter la RD Congo. Le staff médical, en concertation avec l’encadrement technique, a privilégié la prudence, refusant toute prise de risque susceptible d’aggraver leurs blessures. Une décision logique, d’autant plus que l’intensité d’un match à élimination directe exige des joueurs pleinement opérationnels sur le plan physique.
Cette indisponibilité représente un coup dur pour Petkovic, notamment sur le plan des options défensives. Hadjam et Chergui offraient des solutions précieuses par leur polyvalence et leur engagement, mais le sélectionneur peut s’appuyer sur la profondeur de son effectif, un atout mis en évidence lors de la phase de groupes. En effet, presque l’ensemble des joueurs convoqués ont eu du temps de jeu, permettant au staff de disposer de plusieurs alternatives crédibles.
La bonne nouvelle concerne toutefois Mohamed Amine Tougaï. Touché lors du match face à la Guinée équatoriale, le défenseur central a rapidement récupéré et a repris l’entraînement collectif normalement. Sa disponibilité constitue un véritable soulagement pour le staff technique, car il apporte solidité, expérience et sérénité à l’arrière-garde algérienne, surtout dans un match à fort enjeu.
Le retour de Tougaï permet à Petkovic d’aborder ce huitième de finale avec davantage de stabilité défensive, malgré l’absence de Hadjam et Chergui. Il pourrait également permettre certains ajustements tactiques, face à une sélection congolaise réputée pour sa puissance physique et sa capacité à se projeter rapidement vers l’avant.
À l’approche de ce rendez-vous décisif, l’Algérie se présente donc avec un effectif certes diminué, mais toujours compétitif. La gestion intelligente des blessures, combinée à la richesse du banc, pourrait s’avérer déterminante dans la quête d’un nouveau sacre continental.
Le match face à la RD Congo s’annonce intense et indécis, mais les Verts abordent ce tournant avec confiance, portés par un collectif solide, une dynamique positive et la conviction que les détails feront, une fois encore, toute la différence.

































