La Protection Civile d’Alger a déposé une plainte officielle contre certains joueurs du club CR Belouizdad, suite aux incidents survenus lors du match opposant les jeunes du club algérois à l’AC Otoho du Congo, dimanche dernier, dans le cadre de la phase de groupes de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF). Cette démarche a été transmise à l’Union Algérienne de Football et à la Ligue de Football Professionnel pour examen et suite à donner selon les procédures en vigueur.
Selon une source proche du dossier, les agents de la Protection Civile présents pour assurer la sécurité du match ont été victimes de violences verbales et de comportements jugés inappropriés de la part de certains joueurs du CR Belouizdad, en particulier durant la seconde période. Ces tensions ont éclaté autour de l’intervention des agents pour assister des joueurs de l’AC Otoho tombés au sol suite à des blessures. Les secouristes ont indiqué que leurs interventions étaient conformes aux règlements, mais certains joueurs ont contesté leur rapidité et leur méthode, ce qui a déclenché des échanges tendus.
Le défenseur du CR Belouizdad, Chaïb Kaddad, a reconnu avoir exprimé son mécontentement après la rencontre, estimant que les interventions des agents avaient ralenti le rythme du match. Il a précisé que ses remarques visaient uniquement à souligner ce qu’il percevait comme un retard dans l’assistance aux joueurs congolais, mais que cela n’impliquait aucune intention hostile. Malgré ses excuses ultérieures adressées aux agents, la plainte a néanmoins été maintenue et transmise aux instances compétentes pour traitement.
Le capitaine du CR Belouizdad, Ben Ghiet, a également été impliqué dans la controverse en affirmant que les agents de la Protection Civile faisaient preuve de partialité, suggérant qu’une telle lenteur n’aurait pas eu lieu si l’équipe concernée avait été différente. Ces déclarations ont alimenté les tensions et compliqué la résolution de l’incident.
D’après les informations disponibles, les agents n’auraient pas répondu aux sollicitations du délégué de la CAF présent lors du match pour expliquer les tensions et clarifier la situation. Cette absence de dialogue pourrait compliquer l’évaluation finale des faits et le traitement de la plainte par les instances algériennes et africaines.
































