Alors que l’Algérie s’apprête à affronter le Nigeria pour les quarts de finale de la CAN 2025 au Grand Stade de Marrakech, le décor est chargé d’histoire et de symboles. Marrakech, ville mythique du football africain, n’a jamais été un terrain facile pour les Verts. Les souvenirs douloureux s’accumulent, allant des matches nuls frustrants à des défaites cuisantes.
Le 6 septembre 2021 reste gravé dans les mémoires. La sélection nationale, dirigée alors par Djamel Belmadi, se déplaçait à Marrakech pour affronter le Burkina Faso dans un match délocalisé. Après un unique entraînement sur place, les Verts concédaient un nul 1-1, Feghouli marquant pour l’Algérie et Tapsoba égalisant pour les Burkinabés. Cet épisode, bien que modeste sur le papier, a amorcé une période de difficultés pour l’équipe nationale, marquée par des résultats décevants, une CAN ratée au Cameroun et l’échec de qualification pour la Coupe du monde au Qatar.
Pour les plus anciens, Marrakech évoque également la humiliation de 2011 contre le Maroc (4-0), sous Abdelhak Benchikha. Une rencontre entachée par des problèmes extra-sportifs et un climat délétère, qui avait compromis la qualification pour la CAN 2012. Deux dates, deux blessures sportives, un seul lieu : Marrakech s’est imposée comme la ville des épreuves pour l’Algérie.
Cette fois, sous la houlette de Vladimir Petkovic, l’équipe nationale arrive avec un objectif clair : renverser la malédiction. La sélection débarquera la veille du match, comme en 2021, mais avec une approche différente. Le sélectionneur mise sur la psychologie, la discipline et la concentration pour transformer ces symboles négatifs en force collective.
Le Nigeria, adversaire du quart de finale, représente un défi de taille : une attaque puissante et capable de punir la moindre erreur défensive. L’Algérie devra être prête, combiner expérience et efficacité pour faire de Marrakech un point de départ vers la victoire. Plus qu’un simple match, ce déplacement est l’occasion de tourner la page sur de vieux traumatismes et de montrer que cette génération de joueurs est prête à écrire sa propre histoire.
Marrakech n’est plus seulement un souvenir douloureux : elle peut devenir le théâtre de la rédemption des Verts, qui viseront à poursuivre leur route en demi-finale, et pourquoi pas à conquérir un nouveau titre continental. Cette fois, la Cité ocre devra porter chance à l’Algérie et non rappeler les anciennes blessures.

































