À quelques jours du huitième de finale décisif de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre l’Algérie et la République démocratique du Congo, une polémique aussi soudaine qu’invraisemblable a émergé sur les réseaux sociaux. Une vidéo, devenue virale sur TikTok et reprise par certains médias marocains, accuse le staff de l’équipe nationale algérienne d’avoir subtilisé deux ballons officiels après le match face à la Guinée équatoriale. Une accusation qui ne résiste ni à l’analyse des faits ni à la connaissance du fonctionnement d’une compétition internationale.
Les images en question montrent simplement un membre du staff algérien transportant un ballon à la sortie des vestiaires. À partir de cette séquence banale, certains ont construit un récit accusatoire, allant jusqu’à évoquer l’intervention de la CAF et l’utilisation de caméras de surveillance pour prouver une prétendue « culpabilité algérienne ». Une extrapolation grossière qui frôle le ridicule.
En réalité, le fonctionnement logistique d’une CAN est parfaitement clair. La Confédération africaine de football fournit à chaque sélection un lot de ballons destinés aux entraînements et aux échauffements d’avant-match. Ces ballons sont mis à disposition des équipes sans aucune restriction. Par ailleurs, il est d’usage universel que chaque sélection se rende au stade avec ses propres ballons pour préparer la rencontre. À la fin du match, le responsable du matériel récupère naturellement ces ballons, exactement comme le font toutes les équipes engagées dans la compétition.
Présenter ce geste comme un vol relève donc soit d’une ignorance totale des règles élémentaires du football professionnel, soit d’une volonté délibérée de créer une polémique artificielle. D’autant plus que l’argument financier rend cette accusation totalement absurde. Le ballon officiel Puma ITRI utilisé lors de la CAN 2025 coûte environ 122 euros. La Fédération algérienne de football, dont le budget se chiffre en millions de dollars, n’a évidemment aucune raison de « voler » un équipement d’une valeur aussi dérisoire.
Cette rumeur intervient dans un contexte particulier. L’Algérie réalise un parcours parfait en phase de groupes, avec trois victoires en trois matchs, et apparaît comme l’un des sérieux candidats au titre. Dans ce genre de situation, il n’est pas rare de voir surgir des tentatives de déstabilisation médiatique, destinées à détourner l’attention ou à nuire à l’image d’une sélection en confiance.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle de la CAF ne confirme la moindre anomalie ou sanction à l’encontre de la sélection algérienne. L’absence totale de preuves concrètes, combinée à la logique même de l’organisation d’une compétition internationale, suffit à classer cette affaire au rang de fake news.
L’équipe d’Algérie, concentrée sur son objectif sportif, poursuit sa préparation pour le choc face à la RDC. Sur le terrain, les Fennecs répondront comme toujours : par le jeu, la discipline et les résultats. Quant aux rumeurs, elles finiront, comme souvent, par disparaître d’elles-mêmes.


































