Les discussions tourneraient principalement autour de l’indemnité de rupture et des clauses financières prévues dans le contrat du sélectionneur. Le technicien percevrait un salaire mensuel estimé à 110 000 euros, un montant conséquent qui le place parmi les entraîneurs les mieux rémunérés du continent africain, derrière notamment Vladimir Petkovic à la tête de l’Algérie. Une revalorisation aurait suivi la remarquable quatrième place obtenue lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, performance historique qui avait renforcé son aura internationale. Depuis, le bilan reste solide sur le plan statistique – 36 victoires, 8 nuls et 5 défaites – mais l’absence de titre majeur avec l’équipe A pèse dans l’analyse globale, surtout lorsque l’on observe que Tarik Sektioui a remporté le CHAN 2024 et la Coupe Arabe FIFA 2025 avec la sélection locale.
Dans ce climat tendu, plusieurs noms circulent déjà pour assurer la succession en cas de rupture. Tarik Sektioui apparaît comme une option crédible en interne, tandis qu’Hervé Renard, déjà passé par la sélection marocaine, suscite également l’intérêt d’une frange de l’opinion. Toutefois, aucune décision définitive n’a été actée. Le flou persiste et entretient une atmosphère d’attente qui n’est jamais idéale à l’approche d’échéances internationales importantes. Plus que le choix d’un homme, c’est la direction stratégique du football marocain qui se trouve interrogée : poursuivre avec un sélectionneur expérimenté au bilan honorable, ou ouvrir un nouveau cycle pour répondre à l’exigence populaire née des succès récents. À ce stade, une seule certitude s’impose : l’issue de ce dossier influencera profondément la trajectoire des Lions de l’Atlas dans les prochaines années.






























