Algérie Foot– Le dernier rapport publié par la Confédération africaine de football (CAF) a apporté d’importantes mises à jour concernant les stades homologués pour les compétitions interclubs, à savoir la Ligue des champions et la Coupe de la Confédération. Ces changements interviennent à quelques semaines du début de la phase de groupes prévue entre le 21 et le 23 novembre.
Selon la nouvelle liste, le Maroc arrive en tête du classement continental avec 12 stades agréés, une première dans l’histoire du football africain moderne. Parmi eux figurent le complexe Mohammed V de Casablanca, le stade de Marrakech, le stade d’Agadir, le stade municipal de Berkane, le stade Moulay Abdellah de Rabat et le stade de Fès. Cette domination marocaine illustre les investissements constants réalisés dans les infrastructures sportives, qui répondent désormais aux standards les plus exigeants fixés par la CAF.
Derrière, l’Afrique du Sud occupe la deuxième place avec dix enceintes certifiées, réparties dans plusieurs grandes villes comme Johannesburg, Pretoria, Durban ou encore Le Cap.
L’Algérie se classe troisième avec sept stades validés, dont le 5-Juillet à Alger, Nelson-Mandela à Baraki, Miloud-Hadefi à Oran, Chahid-Hamlaoui à Constantine, 19-Mai-1956 à Annaba, Ali-La Pointe à Douéra et Hussein-Aït-Ahmed à Tizi Ouzou. En revanche, les stades de Mustapha-Tchaker et de Rouïba ont été retirés de la liste, ne répondant plus aux critères techniques exigés par la CAF.
L’Égypte et le Cameroun disposent chacun de cinq infrastructures autorisées, parmi lesquelles le Stade international du Caire, le 30-Juin et le Stade de Suez. Plusieurs enceintes emblématiques, comme le Stade Borg El Arab et le Stade d’Alexandrie, ont été exclues en raison de problèmes liés à la pelouse et à l’éclairage.
La plus grande surprise de cette mise à jour vient de la Tunisie, qui connaît une régression spectaculaire : un seul stade, celui de Radès, reste officiellement homologué. Les stades de Sfax et de Sousse, jadis parmi les références du football tunisien, ont été disqualifiés pour non-conformité structurelle et technique. Une situation inédite qui met en lumière le manque d’entretien et de modernisation des infrastructures locales.
À l’inverse, la Libye enregistre un progrès notable avec trois stades approuvés – Tripoli, Benina et Benghazi – permettant aux clubs du pays d’envisager un retour progressif à la compétition sur leur sol après plusieurs années d’exil sportif.
En revanche, treize nations africaines, dont le Soudan, la Guinée, la Namibie et la Sierra Leone, ne possèdent actuellement aucun stade homologué par la CAF, un signal d’alarme pour ces fédérations souvent limitées par des difficultés financières et des contextes politiques instables.
Sur le plan sportif, la CAF a également confirmé la liste des
clubs qualifiés pour la phase de groupes de la Ligue des champions
: Al-Ahly (Égypte), Mamelodi Sundowns (Afrique du Sud), l’Espérance
de Tunis (Tunisie), l’AS FAR (Maroc), la JS Kabylie et le MC Alger
(Algérie), entre autres.
En Coupe de la Confédération, figurent notamment le Wydad
Casablanca, l’USM Alger, le CR Belouizdad, le Zamalek du Caire et
l’Olympique Safi.
Cette révision des homologations met en évidence la montée en puissance du Maroc, aujourd’hui référence en matière d’infrastructures sportives, tandis que la Tunisie, l’Égypte et, dans une moindre mesure, l’Algérie, sont appelées à redoubler d’efforts pour moderniser leurs installations et répondre aux standards internationaux imposés par la CAF.
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