Sénégal – Maroc : la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 entre le Sénégal et le Maroc restera longtemps associée à l’image d’un homme resté debout quand tout vacillait autour de lui. À Rabat, dans une atmosphère irrespirable, Édouard Mendy a incarné le sang-froid et la solidité qui ont permis au Sénégal de toucher au sommet. Le penalty concédé dans les ultimes instants du temps réglementaire, après intervention de la VAR, a plongé la rencontre dans une zone de turbulences rarement atteinte à ce niveau. Les joueurs sénégalais, estimant la décision injuste, ont quitté brièvement la pelouse, faisant planer la menace d’un scénario incontrôlable. Lorsque le jeu a repris, le sort de la finale s’est retrouvé suspendu à un duel, et Mendy a répondu présent.
Face à lui, Brahim Díaz a choisi la panenka, un geste audacieux dans un contexte chargé de tension et d’histoire. Le portier sénégalais n’a pas cédé. Resté sur ses appuis, lucide jusqu’au bout, il a stoppé la tentative sans se précipiter, maintenant son équipe en vie et empêchant la finale de basculer. « Il a tenté, écoutez. J’ai tenté de rester le plus longtemps sur mes appuis. Ça nous a souri. On a gardé l’équipe dans le match. Je suis content, parce que je savais que je n’allais pas avoir beaucoup d’arrêts à faire. Mais j’ai aidé mon équipe à ce moment clé du match », a-t-il expliqué après la rencontre. Un arrêt décisif, presque silencieux dans son exécution, mais assourdissant dans ses conséquences, puisque le Sénégal a fini par s’imposer 1-0 après prolongation.
L’exécution de Brahim Díaz a rapidement alimenté les débats, certains évoquant un geste volontaire destiné à calmer les esprits et à permettre au match d’aller à son terme dans un climat plus apaisé. Une hypothèse balayée sans détour par Mendy. « Non, quand même. Il faut être sérieux. Vous croyez vraiment qu’à une minute de la fin et avec un pays qui attend un sacre depuis 50 ans, on peut s’entendre ? Il voulait marquer et j’ai le crédit de l’arrêter, c’est tout », a-t-il affirmé avec fermeté. Le gardien du Al Ahli a conclu sur l’essentiel : « Ce qu’on s’est dit en revenant aux vestiaires, ça reste entre nous. On n’a pas besoin de l’étaler. Tout ce qu’on a fait, on l’a fait ensemble. On a voulu rester dignes, fiers. C’est ce qu’on a fait et on a été récompensés. » Des mots sobres, à l’image d’une performance qui a scellé le destin d’une finale et offert au Sénégal un sacre bâti sur la maîtrise, la patience et un dernier rempart impérial.
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