Le huitième de finale entre l’Algérie et la République démocratique du Congo (RDC) ne sera pas seulement scruté pour son enjeu sportif. Ce rendez-vous décisif de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, programmé ce mardi au stade Prince Moulay El Hassan de Rabat, s’inscrit aussi dans un cadre bien plus large, dépassant largement les quatre-vingt-dix minutes de jeu. Dans les travées de l’enceinte marocaine, des observateurs peu habituels ont pris place : des représentants du Federal Bureau of Investigation. Une présence discrète mais hautement symbolique, qui témoigne de l’attention portée à l’organisation sécuritaire d’un événement continental majeur, à l’heure où le football mondial se projette déjà vers ses prochaines grandes échéances.
Ces agents américains ne sont pas là par hasard. Depuis plusieurs jours, le FBI a déployé des équipes au Maroc afin d’analyser en profondeur les dispositifs mis en place autour de la CAN. Gestion des flux de supporters, filtrage aux abords des stades, coordination des forces de l’ordre, recours aux drones, systèmes de vidéosurveillance : tout est observé, évalué, consigné. L’objectif n’est pas de juger, mais de comprendre, comparer et s’inspirer des méthodes utilisées lors d’un tournoi rassemblant des dizaines de milliers de spectateurs, dans un climat souvent passionnel. Pour les autorités américaines, cette immersion constitue un laboratoire grandeur nature, en vue de la Coupe du monde 2026 que les États-Unis coorganiseront avec le Canada et le Mexique.
Dans ce contexte, le choc entre l’Algérie et la RDC prend une dimension supplémentaire. Au-delà de la tension sportive inhérente à un match à élimination directe, la rencontre sert aussi de test organisationnel à grande échelle. Le Maroc, hôte de la CAN 2025 et futur acteur central du Mondial 2030, se retrouve sous le regard attentif de partenaires internationaux, soucieux d’anticiper les défis sécuritaires de demain. Pour les supporters, cette présence passe presque inaperçue, absorbés par l’enjeu du terrain. Mais en coulisses, chaque détail compte. La CAN ne se joue plus uniquement sur la pelouse ; elle se vit aussi comme une vitrine du savoir-faire africain en matière d’accueil, de sécurité et de gestion des grands événements. À Rabat, ce mardi, l’Algérie et la RDC disputent leur place en quarts de finale, tandis qu’en arrière-plan, une autre compétition, silencieuse mais stratégique, se joue déjà en vue de 2026.
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