Le CR Belouizdad, équipe coachée par Sead Ramovic, a vécu un après-midi cauchemardesque à Brazzaville, où il s’est incliné lourdement face à l’AS Otoho sur le score sans appel de 4 à 1. Une chute brutale, inattendue, qui a surpris autant les supporters que les observateurs, et qui place désormais le club algérien dans une situation délicate pour la suite de la compétition. Alors que l’équipe espérait confirmer la bonne dynamique de la première journée et consolider sa première place dans le groupe C, c’est finalement un scénario inverse qui s’est déroulé au stade Alphonse-Massamba-Débat.
Dès l’entame du match, le CRB s’est retrouvé en grande difficulté. Les Congolais ont imposé un rythme intense, agressif, et surtout terriblement efficace. La défense algéroise, pourtant solide lors des cinq matchs précédents, a rapidement pris l’eau. Trois buts encaissés en seulement 29 minutes : une statistique qui illustre à elle seule l’écart de détermination et de concentration entre les deux formations au cours de cette rencontre. Des erreurs de marquage, des espaces béants dans la surface, des duels perdus trop facilement… autant d’éléments qui ont permis à Otoho de convertir quatre de ses sept occasions franches en buts.
Face à une telle prestation, Sead Ramović n’a pas cherché d’excuses. Le coach du CRB s’est présenté en conférence de presse avec un discours clair, assumé et sans détours. « C’était un match très difficile. Nous sommes entrés dans la rencontre de la pire manière possible et les erreurs individuelles nous ont coûté des buts faciles », a-t-il d’abord reconnu. L’entraîneur a ensuite poursuivi en affirmant : « J’assume entièrement la responsabilité de cette défaite. Nos préparatifs n’étaient pas au niveau, je comprends parfaitement la colère des supporters. » Un aveu fort, révélateur de la gravité de la prestation et de l’impact psychologique de cette large défaite.
Malgré tout, Ramović refuse que cette rencontre laisse son équipe sombrer durablement. Il a insisté sur la nécessité de réagir rapidement : « Nous devons relever la tête, nous remettre en question très vite, et corriger nos erreurs avant les prochains matchs. » Une déclaration qui se veut aussi bien un message interne qu’un engagement envers les milliers de fidèles du CRB qui attendaient un tout autre visage de leur équipe.
Pour le Chabab, cette lourde défaite est un véritable retour sur terre. L’objectif d’une qualification en quarts de finale de la CAF devient plus complexe, et les certitudes acquises lors des précédentes semaines sont violemment remises en cause. S’il est vrai qu’un succès au Congo aurait permis de faire un pas important vers la qualification, la réalité ramène désormais l’équipe à ses manques du moment, aussi bien défensifs que mentaux.
Le CRB devra apprendre de ce revers, se réorganiser et retrouver l’intensité qui faisait sa force. Rien n’est perdu, mais tout reste à reconstruire. La prochaine journée sera décisive pour montrer si cette humiliation sera digérée… ou aggravée.



































