Le climat reste flou autour d’Hicham Boudaoui. Alors que l’on pensait le milieu de terrain revenu dans une phase plus stable avec l’OGC Nice, un nouvel épisode vient raviver les interrogations. Son absence du groupe convoqué pour affronter le Paris FC n’est pas passée inaperçue, d’autant que le club azuréen n’a pas immédiatement communiqué de précision officielle.
Selon des informations relayées par L’Équipe, le joueur aurait été écarté en raison d’un état grippal. Une explication plausible, mais qui alimente malgré tout les doutes. Ces dernières semaines, l’international algérien a déjà été annoncé souffrant à plusieurs reprises, au moment même où son temps de jeu se réduisait sensiblement. Difficile, dans ce contexte, de ne pas y voir un enchaînement troublant.
Depuis son retour de la CAN, disputée en début d’année, Boudaoui n’a plus le même statut. Lui qui était régulièrement aligné comme titulaire sous différents entraîneurs se retrouve désormais cantonné à des apparitions sporadiques. Parfois absent de la feuille de match, parfois utilisé en fin de rencontre, il traverse une période délicate sur la Côte d’Azur. À 26 ans, après plus de six saisons passées à Nice, cette baisse de régime intervient à un moment charnière de sa carrière.
Le natif de Béchar, formé au Paradou AC, a longtemps incarné la régularité et l’abnégation au milieu du terrain niçois. Capable de récupérer, de relancer proprement et d’apporter du volume de jeu, il s’était imposé comme un élément essentiel de l’entrejeu. Mais le football va vite, et la concurrence interne, combinée à des choix tactiques fluctuants, semble aujourd’hui lui coûter cher.
Lors du dernier mercato, l’idée d’un départ avait d’ailleurs circulé avec insistance. Boudaoui n’était pas fermé à un nouveau challenge, estimant peut-être avoir fait le tour de la question à Nice. Finalement, aucun transfert n’a été concrétisé. Ce statu quo n’a cependant pas relancé sa dynamique sportive. Au contraire, l’impression d’un cycle qui s’essouffle persiste.
Cette situation dépasse le simple cadre du club. À quelques mois de la Coupe du monde 2026, la forme des cadres de la sélection algérienne est scrutée de près. Depuis l’arrivée de Vladimir Petkovic à la tête des Verts, Boudaoui a souvent figuré dans les plans du sélectionneur. Son profil polyvalent et sa capacité à enchaîner les efforts en font une option précieuse dans un milieu dense et compétitif.
Mais une perte de rythme prolongée pourrait rebattre les cartes. La concurrence en sélection est réelle, et d’autres milieux frappent à la porte avec des performances régulières en club. Pour conserver sa place, Boudaoui devra rapidement retrouver de la continuité, que ce soit à Nice ou ailleurs.
Le feuilleton est donc loin d’être terminé. Entre pépins physiques répétés, interrogations tactiques et avenir incertain, le milieu algérien traverse sans doute l’une des périodes les plus complexes de son aventure niçoise. Les prochaines semaines seront déterminantes : soit il parvient à inverser la tendance et à se réinstaller durablement dans le onze, soit l’hypothèse d’un départ estival deviendra presque inévitable.
Dans tous les cas, pour le joueur comme pour la sélection algérienne, l’enjeu est clair : retrouver de la stabilité, du temps de jeu et, surtout, de la sérénité.





























