Algérie – Angleterre : comme chaque année à l’approche du mois sacré, la Premier League s’adapte à une réalité bien ancrée dans ses vestiaires : la présence de nombreux joueurs musulmans, soucieux de concilier leurs obligations religieuses avec l’exigence du très haut niveau. Pour cette saison, la ligue anglaise a ainsi confirmé le maintien d’un dispositif désormais connu du public : permettre aux joueurs observant le jeûne de Ramadan de bénéficier d’une courte interruption durant les rencontres afin de rompre leur jeûne dans de bonnes conditions. Une décision qui reflète autant une forme de respect culturel qu’une nécessité sportive, tant l’intensité physique du championnat impose une gestion précise de l’hydratation et de l’énergie.
Cette pause, généralement organisée lors d’un arrêt de jeu naturel (touche, coup franc, blessure ou intervention médicale), offre aux joueurs concernés la possibilité de boire de l’eau, d’ingérer des boissons énergétiques ou encore des compléments nutritionnels rapides. Un détail en apparence, mais un geste qui peut avoir un impact direct sur la performance, surtout dans un championnat où chaque course, chaque duel et chaque sprint peut faire basculer une rencontre. Le football anglais, réputé pour son rythme effréné, n’accorde que peu de marges aux organismes déjà sollicités. En ce sens, cette mesure s’inscrit dans une logique de protection des joueurs, tout en évitant d’altérer l’équité sportive, puisque la pause reste courte et strictement encadrée.
Parmi les joueurs concernés cette saison figure notamment l’international algérien Rayan Aït-Nouri, désormais installé en Premier League et régulièrement attendu au plus haut niveau. Le latéral gauche des Verts devrait donc profiter de cette interruption pour rompre son jeûne lors des matchs programmés au moment du coucher du soleil. Mais il n’est évidemment pas le seul. Le championnat anglais compte plusieurs figures musulmanes majeures, à commencer par Mohamed Salah, star de Liverpool et symbole d’exemplarité pour de nombreux supporters, mais aussi William Saliba à Arsenal ou encore Amad Diallo à Manchester United. D’autres joueurs, moins médiatisés, observent également le Ramadan avec sérieux, malgré les contraintes d’un calendrier dense et la pression constante des compétitions. Cette organisation rappelle à quel point la Premier League est devenue un championnat cosmopolite, où la diversité n’est plus un simple discours, mais une réalité quotidienne qui se traduit concrètement dans la gestion du sport de haut niveau.
































