Alors que l’Algérie vit l’un de ses meilleurs démarrages en Coupe d’Afrique des Nations depuis une décennie, une nouvelle inattendue vient s’ajouter au récit collectif : Amine Gouiri, blessé avant le tournoi et absent de la liste de Vladimir Petkovic, pourrait bientôt réapparaître sur les terrains en Europe. L’attaquant du Stade Rennais, longtemps espéré pour renforcer le secteur offensif des Fennecs, a repris l’entraînement collectif ces derniers jours, signe concret d’un retour physique proche. Cette reprise, relayée en France, intervient alors même que des spéculations entourent son avenir : plusieurs médias évoquent la possibilité d’un intérêt de l’Olympique de Marseille, qui cherche à se renforcer dans le secteur offensif cet hiver. Sans officialisation, l’information reste prudente, mais un retour rapide à la compétition pourrait précisément accélérer des mouvements. Dans un football où chaque visibilité compte, rejouer à temps ferait de Gouiri un acteur du mercato — et non un observateur.
Cette possible disponibilité sportive tombe à un moment symbolique pour les supporters algériens. L’absence de Gouiri, annoncée juste avant la CAN, avait laissé un vide. Non pas parce que l’Algérie manquait d’attaquants, mais parce que l’idée d’un trident formé autour de Maza, Chaïbi et Gouiri avait nourri une forme d’imaginaire collectif. À défaut, l’Algérie avance sans lui — et brille. Mais dans les tribunes comme sur les réseaux, une question revient : que deviendrait cette équipe si elle retrouvait l’un de ses talents offensifs les plus raffinés ? La reprise en groupe laisse entendre que Gouiri pourrait être aligné dimanche en championnat, face à Nantes, si son staff l’estime apte. Pour un joueur dont le style repose sur la finesse technique, le changement de rythme entre rééducation et compétition peut faire la différence. Le mental également : revenir quand son équipe nationale performe sans vous n’est pas neutre. Il faut transformer la frustration en puissance.
Ce retour progressif de Gouiri pourrait avoir une conséquence parallèle, plus subtile : la pression positive qu’il crée sur les débats en Algérie. L’équipe nationale, qui adopte désormais un profil collectif où chacun peut briller, ne dépend plus d’un nom unique. Mais le football de sélection n’est pas un quotidien : il est une photographie. Et une photographie peut changer en un clin d’œil. Si Gouiri retrouve du temps de jeu, s’il marque, s’il se montre indispensable à Rennes — ou ailleurs — la question de son retour en sélection émergera immédiatement, au cœur d’un pays qui vit chaque décision comme un verdict. Pour l’instant, seule une certitude demeure : il n’est plus blessé, il court, il touche le ballon avec ses partenaires. Et parfois, c’est à ce genre de petits signes que l’on reconnaît que l’histoire est peut-être en train de redémarrer.
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