Algérie – Maroc : La soirée s’est achevée dans une atmosphère lourde et silencieuse pour la délégation algérienne, au lendemain de l’élimination face au Nigeria en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. À peine le coup de sifflet final retenti, les joueurs des Verts ont entamé leur départ du Maroc, préférant pour la plupart rejoindre immédiatement leurs destinations respectives afin de retrouver leurs clubs. Ce choix, compréhensible au regard du calendrier et des obligations professionnelles, a donné lieu à une dispersion rapide du groupe, symbole d’une aventure qui s’est arrêtée plus tôt que prévu. Marrakech, théâtre du dernier acte algérien, s’est ainsi vidée progressivement de ses principaux acteurs, dans une transition brutale entre l’intensité de la compétition et le retour à la réalité du football de clubs.
Dans les heures qui ont suivi la rencontre, la majorité des joueurs a quitté le territoire marocain via l’aéroport de Marrakech, embarquant sur des vols individuels peu après la fin du match. Une autre partie de la délégation a toutefois prolongé son séjour de quelques heures. L’avion transportant le reste de la mission officielle a décollé plus tard dans la nuit, direction Rabat, avec à son bord les membres encore présents de l’encadrement. Les staffs technique, médical et administratif, restés sur place pour finaliser les derniers aspects logistiques, devaient quant à eux regagner l’Algérie par un vol spécial programmé le lendemain à 14h00 au départ de la capitale marocaine. Une organisation millimétrée, dictée par l’urgence du retour mais aussi par la volonté de clore rapidement un chapitre devenu douloureux.
Dans ce contexte, la Fédération algérienne de football a tenté d’apporter une solution ponctuelle à la question du rapatriement médiatique. Constatant que de nombreux sièges de l’avion spécial étaient restés vacants après le départ anticipé des joueurs, l’instance a proposé à certains journalistes d’accompagner la délégation sur le vol retour vers l’Algérie. Une initiative saluée dans son principe, mais rendue difficilement applicable par le timing. L’offre est en effet arrivée tardivement, alors que la majorité des journalistes avait déjà passé la nuit à Marrakech, confrontée à des contraintes de temps incompatibles avec une organisation de dernière minute. Ce détail logistique, anecdotique en apparence, illustre pourtant la complexité des lendemains d’élimination, où tout s’accélère et où chaque décision se heurte à la réalité du terrain. Ainsi s’est refermée, dans la discrétion et la fatigue, la campagne algérienne à la CAN 2025.
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