L’élimination prématurée du Burkina Faso à la CAN 2025 a provoqué une onde de choc immédiate au sein des instances du football burkinabè. Battus par l’Algérie et sortis dès le second tour, les Étalons ont vu s’écrouler des ambitions clairement affichées avant le tournoi. L’objectif du dernier carré, assumé publiquement, s’est heurté à une réalité sportive jugée insuffisante, tant dans le contenu que dans la gestion des moments clés. Face à cette contre-performance, la Fédération burkinabè de football a tranché sans détour, officialisant la fin de sa collaboration avec Brama Traoré et l’ensemble de son staff technique, à peine un an après le début de leur mission.
Cette décision, annoncée comme collective et réfléchie, traduit surtout une profonde déception au sommet de l’État sportif burkinabè. Nommé en 2024 avec la mission de stabiliser l’équipe nationale et de franchir un cap sur la scène continentale, Brama Traoré n’a pas réussi à installer une dynamique convaincante. Si certains matchs ont laissé entrevoir des intentions intéressantes, le Burkina Faso n’a jamais dégagé la solidité ni la maîtrise attendues d’un candidat crédible aux demi-finales. La défaite face à l’Algérie a servi de point de rupture, cristallisant les critiques sur les choix tactiques, la gestion de l’effectif et l’incapacité à hausser le niveau dans un match couperet. Dans un pays où le football reste un marqueur identitaire fort, l’élimination a été vécue comme un échec collectif, mais dont la responsabilité devait être clairement identifiée.
En mettant fin au mandat de Brama Traoré et de son staff, la Fédération burkinabè envoie un signal fort : le statu quo n’est plus acceptable. Un nouveau processus de recrutement a été lancé dans la foulée, avec la volonté affichée de repartir sur des bases plus ambitieuses et plus structurées. Le prochain sélectionneur aura la lourde tâche de restaurer la confiance, de redonner une identité claire aux Étalons et de préparer efficacement les prochaines échéances continentales et qualificatives. Cette rupture marque un tournant stratégique pour le football burkinabè, conscient que le temps presse et que la concurrence africaine ne cesse de se renforcer. Plus qu’un simple changement d’homme, c’est une remise à plat du projet sportif qui s’amorce, dans l’espoir de retrouver rapidement une sélection capable de rivaliser avec les meilleures nations du continent.

































