Le sélectionneur national d’Algérie avait fait un choix assumé, presque stratégique, en décidant de ménager Riyad Mahrez lors de cette rencontre. À ce stade de la compétition, la gestion des forces compte autant que le plan de jeu, et Vladimir Petkovic savait qu’il lui fallait préserver son capitaine pour les échéances les plus décisives de la Coupe d’Afrique des Nations. Restait alors une question centrale : qui pouvait incarner l’étincelle offensive, provoquer le déséquilibre et assumer la responsabilité de dynamiter le bloc adverse ? La réponse est venue d’un joueur encore en construction, mais déjà porteur de promesses sérieuses. En offrant cette opportunité à Anis Hadj Moussa, actuellement sous contrat avec le Feyenoord Rotterdam, le sélectionneur n’a pas seulement comblé une absence, il a ouvert une porte vers l’avenir.
Sur la pelouse du stade Moulay Hassan, le jeune ailier a livré une prestation qui a marqué les esprits. Installé sur le flanc droit avec une liberté rare, il a multiplié les prises d’initiative, enchaînant dribbles courts, accélérations soudaines et changements de rythme déroutants. Sa patte gauche a constamment obligé la défense adverse à reculer, à douter, parfois à rompre. S’il lui a manqué la touche finale pour couronner son récital par un but, son influence sur le jeu algérien ne faisait aucun doute. À chaque prise de balle, le danger semblait renaître, et l’équipe trouvait un nouveau souffle offensif. Cette domination technique et mentale a logiquement été récompensée par le trophée d’homme du match, attribué par la Confédération africaine de football.
Au coup de sifflet final, l’image était forte. Autour de lui, ses partenaires sont venus un à un le féliciter, soulignant par ces gestes simples mais sincères l’impact de sa performance. Plus qu’un encouragement, ces marques de reconnaissance traduisaient une validation collective : Hadj Moussa n’est plus seulement un jeune talent prometteur, il s’affirme comme une solution crédible au plus haut niveau. Sans bruit, sans précipitation, il commence à s’extraire de l’ombre imposante de Mahrez. L’Algérie découvre ainsi une option nouvelle sur son aile droite, capable d’apporter fraîcheur, audace et créativité. Une transition douce, presque naturelle, qui permet d’envisager la suite avec sérénité et de croire que la continuité offensive de l’équipe nationale est déjà en marche.
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