Algérie – CAF : le bras de fer entre la Fédération algérienne de football et la Confédération africaine de football s’apprête à connaître un nouvel épisode, dans un climat déjà lourd de tensions accumulées ces derniers mois. À la suite des sanctions prononcées après le quart de finale de la dernière Coupe d’Afrique des nations face au Nigeria, l’instance algérienne affine sa riposte juridique. Les événements de ce match, disputé sous haute tension, ont débouché sur des décisions disciplinaires sévères qui continuent de susciter l’incompréhension à Alger, où l’on estime que la lecture des faits et leur qualification réglementaire restent largement contestables.
La commission disciplinaire de la CAF a infligé plusieurs sanctions individuelles, dont une suspension de quatre matchs à l’encontre de Rafik Belghali, assortie d’un sursis partiel, ainsi qu’une suspension de deux rencontres pour Luka Zidane. À ces mesures sportives s’ajoutent des amendes cumulées de 85 000 dollars à l’encontre de la FAF. Un ensemble de décisions que l’instance algérienne juge disproportionnées, tant sur le fond que sur la forme. Selon le journaliste algérien Ibrahim Hanifi, proche du dossier, la fédération dirigée par Walid Sadi prépare une « contre-offensive » structurée. « La FAF se dirige très sérieusement vers une procédure devant le Tribunal arbitral du sport », a-t-il affirmé, laissant entendre que la voie contentieuse internationale est désormais privilégiée.
Avant d’en arriver à cette extrémité, la fédération algérienne a officiellement demandé à la CAF des explications juridiques détaillées concernant les bases réglementaires ayant conduit à ces sanctions. Une démarche qui vise à documenter précisément le dossier et à relever d’éventuelles incohérences dans l’application des textes disciplinaires. En interne, la confiance semble réelle quant à l’issue de ce bras de fer, nourrie par un précédent récent resté dans toutes les mémoires : l’affaire opposant l’USM Alger à la RS Berkane en Coupe de la CAF, où la partie algérienne avait obtenu gain de cause après recours. Depuis, la FAF assume une posture plus offensive face à la CAF, n’hésitant plus à brandir la menace d’un recours devant le Tribunal arbitral du sport. Ce nouveau dossier pourrait ainsi s’inscrire dans une stratégie plus globale visant à rééquilibrer les rapports de force institutionnels. Au-delà du cas algérien, l’issue de cette bataille juridique sera scrutée de près, tant elle pourrait créer un précédent et redéfinir les contours du pouvoir disciplinaire de la CAF sur les sélections nationales.






























