L’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations ne se raconte pas uniquement à travers les trophées soulevés, mais aussi par la capacité des grandes sélections à durer dans le temps. À ce jeu-là, les chiffres sont souvent plus cruels que les discours. Et lorsqu’on observe le palmarès des demi-finales disputées depuis la création de la CAN, un constat s’impose sans détour : l’Algérie domine largement le Maroc. Avec sept présences dans le dernier carré, les Verts affichent une constance que les Lions de l’Atlas n’ont jamais réellement atteinte, limités à cinq demi-finales seulement. Un écart qui, dans une compétition aussi exigeante, prend une dimension symbolique forte et nourrit un rapport de force historique sans ambiguïté.
Cette domination algérienne s’inscrit dans une hiérarchie plus large où certaines nations ont construit une véritable culture de la CAN. Le Nigéria trône en tête avec seize demi-finales, devant l’Égypte (quatorze) et le Ghana (douze). Dans ce paysage, l’Algérie occupe une place solide, devant des sélections réputées comme la Tunisie, le Sénégal ou le Mali, toutes bloquées à six apparitions. Le Maroc, en revanche, reste en retrait, malgré des moyens importants, une exposition médiatique forte et un statut souvent revendiqué de favori continental. Cette différence traduit une réalité dérangeante pour Rabat : sur la durée, l’Algérie a su mieux gérer ses cycles, traverser les générations et répondre présente dans les moments décisifs, là où le Maroc a trop souvent alterné promesses et désillusions.
L’humiliation est donc avant tout statistique, mais elle est lourde de sens. Dans une rivalité maghrébine marquée par la comparaison permanente, ces chiffres rappellent que l’Algérie a davantage pesé sur l’histoire de la CAN que son voisin. Atteindre régulièrement les demi-finales, ce n’est pas un hasard : c’est le signe d’une sélection capable de survivre aux transitions, aux changements d’entraîneurs et aux pressions populaires. Le Maroc, malgré des campagnes parfois brillantes, n’a jamais réussi à s’installer durablement dans le dernier carré africain. À l’heure où les débats s’enflamment autour du présent et des polémiques arbitrales, ce rappel historique agit comme une piqûre de réalité : la CAN se juge sur le long terme. Et sur ce terrain-là, l’Algérie a clairement pris l’ascendant.
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