Algérie – Petkovic : en vingt-cinq matchs à la tête de la sélection algérienne, Vladimir Petkovic a façonné un bilan chiffré qui impose une lecture posée, loin des réactions dictées par l’émotion. Dix-neuf victoires, trois matchs nuls et seulement trois défaites composent une trajectoire globalement maîtrisée, marquée par une efficacité offensive notable avec cinquante-neuf buts inscrits pour vingt-deux encaissés. L’Algérie a souvent su imposer son rythme, notamment face aux adversaires africains, en combinant maîtrise du ballon, transitions rapides et présence constante dans le camp adverse. Plusieurs rencontres ont illustré cette capacité à faire la différence tôt, à gérer les temps forts et à accentuer l’écart sans relâchement apparent, traduisant un collectif progressivement stabilisé autour de principes clairs.
Ce parcours n’a toutefois pas été exempt de zones de turbulence. Certaines rencontres ont mis en lumière des limites structurelles, notamment face à des blocs capables de résister au pressing algérien ou d’exploiter les déséquilibres défensifs. Les défaites concédées, comme certains matchs nuls frustrants, ont rappelé que le chantier restait en construction et que la marge de progression demeurait réelle. Malgré cela, la continuité observée d’un match à l’autre témoigne d’un groupe qui assimile les exigences du staff et parvient, dans la majorité des cas, à corriger ses faiblesses sur la durée. L’enchaînement de victoires après chaque accroc constitue l’un des marqueurs les plus révélateurs de ce cycle, signe d’une équipe capable de réagir sans sombrer dans le doute.
La récente défaite face au Nigeria, seule véritable rupture dans une dynamique jusque-là solide, ne saurait à elle seule résumer le travail engagé depuis la prise de fonctions du sélectionneur. Elle s’inscrit dans une séquence plus large où l’Algérie a répondu présente sur le plan comptable et conservé une identité reconnaissable. Le bilan global, chiffres à l’appui, met en évidence une sélection compétitive, souvent dominante, mais encore appelée à se mesurer avec davantage de constance aux références du continent. À ce stade, la lecture froide des résultats révèle un projet structuré, dont les fondations sont visibles, même si l’exigence du très haut niveau impose encore des ajustements. La trajectoire est tracée, les données sont claires, et l’évolution future dépendra désormais de la capacité à transformer cette régularité statistique en performances décisives lors des grands rendez-vous.
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