Maroc – CAN : la polémique arbitrale née à l’issue de la rencontre entre la Tanzanie et le Maroc continue de faire du bruit dans les coulisses de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Alors que le débat enflammait déjà les réseaux sociaux et certains plateaux télévisés, une prise de parole venue d’en haut a donné une toute autre dimension à l’affaire. Gamal El Ghandour, président de la commission des arbitres de la compétition, n’a pas cherché à atténuer les faits. Bien au contraire, il a reconnu publiquement une erreur majeure, estimant que la sélection tanzanienne avait été lésée par une décision lourde de conséquences dans la surface marocaine. Une sortie rare, surtout à ce stade avancé du tournoi, qui ravive un débat récurrent sur l’arbitrage africain et son rapport à la technologie.
Selon l’ancien arbitre international, l’action litigieuse ne souffrait guère d’ambiguïté. Un contact net, fait de tirage et de poussée, est intervenu alors que le joueur tanzanien avait le contrôle du ballon à l’intérieur de la surface de réparation. Pour El Ghandour, la faute était caractérisée et aurait dû être sanctionnée par un penalty en faveur de la Tanzanie. Plus encore que la décision prise sur le terrain, c’est l’inaction de l’assistance vidéo qui interpelle. Le responsable égyptien a clairement pointé du doigt le rôle du VAR, jugeant son intervention inexistante là où elle aurait dû corriger une erreur manifeste. Une critique directe qui met en lumière les limites persistantes de l’outil, non pas dans sa conception, mais dans son utilisation humaine.
Cette affaire dépasse le simple cadre d’un match. Elle touche au crédit même de la compétition, dans un contexte où chaque détail compte et où la confiance dans l’équité arbitrale est essentielle. Pour la Tanzanie, cette décision non sifflée restera comme un symbole de frustration, voire d’injustice, dans un tournoi où les marges sont infimes. Côté marocain, sans remettre en cause la performance globale, cette controverse jette une ombre sur une rencontre qui aurait mérité de se jouer sans débat extra-sportif. En reconnaissant publiquement l’erreur, El Ghandour a sans doute cherché à restaurer une forme de transparence, mais il a aussi rappelé une réalité dérangeante : même avec la technologie, l’arbitrage reste faillible. À l’heure où la CAN se veut une vitrine du football africain moderne, cette séquence relance une question centrale : celle de la formation, de la responsabilité et du courage décisionnel des arbitres, sur le terrain comme derrière les écrans.
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