La controverse née du huitième de finale opposant la Tanzanie au Maroc continue d’alimenter un débat brûlant autour de l’arbitrage et de l’équité sportive à la Coupe d’Afrique des Nations. Cette fois, c’est la voix d’un observateur averti qui est venue jeter de l’huile sur le feu. Brahim Hanifi, figure connue du paysage médiatique algérien, n’a pas mâché ses mots en évoquant une séquence devenue virale, estimant que l’épisode dépasse largement le cadre d’une simple erreur humaine. Pour lui, le cœur du problème ne réside pas uniquement dans la décision contestée, mais dans l’image globale renvoyée par une compétition qui se veut moderne, crédible et irréprochable sur le plan de l’arbitrage.
Dans son analyse, Hanifi insiste sur un point fondamental : le Maroc, par la qualité intrinsèque de son effectif, n’a nul besoin d’un quelconque coup de pouce extérieur pour s’imposer. Les Lions de l’Atlas disposent de joueurs confirmés, évoluant au plus haut niveau européen, capables de faire la différence par leur talent et leur maîtrise collective. C’est précisément pour cette raison que la polémique choque davantage. Elle vient parasiter une performance sportive qui aurait gagné à être jugée uniquement sur le terrain. En filigrane, le journaliste algérien pointe également une évolution tactique perceptible chez les adversaires du Maroc. Selon lui, le travail de Walid Regragui, longtemps salué pour sa rigueur et son efficacité, est désormais étudié, disséqué, presque anticipé par les sélectionneurs adverses, qui connaissent mieux les forces mais aussi les zones de fragilité de cette équipe.
L’action litigieuse survenue dans les dernières minutes du match face à la Tanzanie est ainsi devenue un symbole. Reprise massivement sur les réseaux sociaux, elle s’est imposée comme un sujet de discussion continental, voire mondial, relançant une fois encore le procès du VAR et de son utilisation en Afrique. Pour Hanifi, le fait que cette séquence soit devenue un “trend” n’est pas anodin : il reflète une frustration collective et un besoin de transparence. Au-delà du résultat final, cette polémique pose une question essentielle pour l’avenir de la CAN : comment garantir une justice arbitrale à la hauteur des ambitions affichées ? Tant que ces zones d’ombre subsisteront, chaque succès, chaque élimination, risquera d’être accompagné d’un astérisque. Et c’est précisément ce que redoutent les acteurs du football africain, soucieux de voir la compétition jugée pour sa qualité de jeu, et non pour ses décisions controversées.































