À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe arabe 2025 au Qatar, une décision importante de la FIFA vient redistribuer les cartes et pourrait bien influencer le parcours de plusieurs sélections. Cette année, le classement FIFA servira d’ultime critère de départage en cas d’égalité parfaite entre équipes après les confrontations directes, la différence de buts et le fair-play. Une nouveauté déterminante qui accorde un avantage significatif aux nations les mieux classées, parmi lesquelles figurent les quatre géants d’Afrique du Nord : le Maroc, l’Algérie, l’Égypte et la Tunisie.
Cette règle, inédite dans l’histoire de la compétition, intervient dans un tournoi où l’équilibre entre les équipes est souvent extrêmement serré. On se souvient encore de l’édition 2021, où l’Algérie et l’Égypte avaient terminé exactement à égalité : même nombre de points, même différence de buts, même efficacité offensive. Leur confrontation directe s’étant soldée par un nul, c’est le fair-play qui avait départagé les deux nations. L’Égypte avait pris la tête du groupe, mais l’Algérie, deuxième, avait finalement triomphé du Maroc en quart de finale, puis du Qatar et de la Tunisie pour remporter le trophée.
Désormais, si un scénario similaire se reproduit, le classement FIFA jouera un rôle décisif. Et selon le dernier classement du 19 novembre, les sélections nord-africaines partent avec une longueur d’avance. Le Maroc, classé parmi les meilleures équipes arabes et africaines, arrive avec le statut de favori statistique dans un groupe pourtant relevé, comprenant l’Arabie saoudite, les Comores et Oman. L’Égypte, engagée dans un groupe extrêmement dense avec la Jordanie, les Émirats arabes unis et le Koweït, pourrait également profiter de ce critère en cas de compétition serrée.
L’Algérie, tenante du titre et logée dans un groupe musclé avec l’Irak, Bahreïn et le Soudan, pourrait elle aussi bénéficier de cette règle, surtout si les matchs s’avèrent disputés comme lors de la précédente édition. Quant à la Tunisie, qui partage le groupe A avec le pays hôte, le Qatar, ainsi que la Syrie et la Palestine, cet avantage pourrait peser lourd dans la lutte pour la qualification.
Avec cette nouvelle règle, la FIFA semble vouloir réduire le recours aux tirages au sort, tout en valorisant les performances globales des nations au cours de l’année. Mais ce choix ne sera pas sans débats, certains pouvant y voir un moyen de favoriser les sélections les plus établies au détriment des équipes émergentes.
Quoi qu’il en soit, ce changement ajoute un enjeu supplémentaire à une compétition déjà chargée en intensité et en rivalités régionales. La Coupe arabe 2025 s’annonce plus stratégique que jamais, et les nations nord-africaines, déjà dominantes dans la région, disposent désormais d’un atout non négligeable avant même le premier coup d’envoi.



































