Invité mardi soir sur Génération After de RMC Sport, Ilan Kebbal s’est livré sans détour sur sa carrière, sa première participation à la CAN 2025 et ses ambitions pour la Coupe du Monde 2026. Le milieu offensif du Paris FC a évoqué avec franchise son parcours et ses défis, tout en abordant les critiques sur sa taille, qui selon certains, pourrait être un handicap pour évoluer sur le continent africain.
Kebbal revient d’abord sur son expérience en Afrique : « Je n’avais jamais pris part à ce genre de compétition. On avait un très bon groupe et j’ai été très heureux d’être là pour comprendre comment ça se passait dans ce genre de tournoi. N’importe quel joueur aurait aimé y participer. » Le joueur de 27 ans confie que sa sélection n’était même pas envisagée il y a quelques mois : « Il y a six mois, j’étais encore joueur de Ligue 2. On se disait que c’était impossible de jouer la CAN et il y avait des joueurs devant moi. J’étais prêt à jouer cinq, dix minutes… J’ai finalement joué dix minutes et j’ai été ravi de côtoyer des joueurs que je regardais à la télévision. »
L’ancien joueur formé en France a également évoqué le style du sélectionneur Vladimir Petkovic. Selon lui, le coach est exigeant et orienté résultats : « Petkovic est un bon coach, mais il n’est pas forcément ouvert. Il veut des résultats et depuis son arrivée, on a vu que les résultats suivent. » Kebbal se souvient aussi de l’élimination en quart de finale contre le Nigeria (2-0), admettant la supériorité de l’équipe adverse : « Objectivement, ils ont été meilleurs que nous dans tous les compartiments du jeu. »
Abordant la concurrence au sein de l’équipe nationale, Kebbal reconnaît l’importance de joueurs comme Riyad Mahrez : « Ce qu’a fait Mahrez est exceptionnel, il fait partie des meilleurs à son poste dans l’histoire. » Malgré la densité de talents sur les ailes, Kebbal affiche son ambition : « Aujourd’hui, à 27 ans, je suis prêt à jouer. Si ce n’est pas maintenant, ce ne sera jamais. »
Enfin, il répond aux critiques sur son petit gabarit : « Certains disent que mon physique est un handicap pour jouer en Afrique. Moi, je ne le pense pas. Je joue en Ligue 1 contre des joueurs africains qui sont grands et puissants, et souvent ils n’aiment pas me marquer parce que je suis constamment en mouvement. Je ne me mets pas dos au jeu et j’essaie de jouer avec mes qualités, ma vision, mes dribbles. » Il conclut en soulignant que la qualité des terrains et le style de jeu en Afrique ne le gênent pas : « À la dernière CAN, les terrains étaient parfaits, ce qui nous a favorisés un peu. »
À quelques mois de la Coupe du Monde 2026, Ilan Kebbal espère désormais s’imposer durablement dans le groupe algérien et montrer que ses qualités techniques peuvent faire la différence, indépendamment de son physique. Sa détermination et sa lucidité font de lui un élément clé pour l’avenir des Fennecs.
































