La situation au JS Kabylie devient de plus en plus critique après les derniers résultats décevants de l’équipe en Ligue 1 Mobilis. Après le dernier match nul face au MB Rouissat à domicile, qui s’ajoute à une série de performances médiocres, la société Mobilis, actionnaire majoritaire du club, a décidé d’agir fermement.
Selon des sources proches du club kabyle, Mobilis aurait demandé à trois responsables clés du club – El Hadi Ould Ali, président du conseil d’administration (PCA), Hakim Medane, directeur sportif, et Karim Doudane, manager – de présenter leur démission immédiatement. Cette décision reflète la frustration croissante de l’actionnaire face à la gestion du club et aux résultats catastrophiques sur le terrain.
Le dernier match contre MB Rouissat, qui s’est soldé par un score de 1-1, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La JSK, traditionnellement l’un des clubs les plus prestigieux et performants d’Algérie, a montré des lacunes inquiétantes sur le plan tactique et mental, laissant les supporters et les observateurs dans la déception. Ce nul à domicile souligne la difficulté pour l’équipe de capitaliser sur son effectif et sur l’expérience de ses joueurs pour obtenir des résultats positifs, même face à des adversaires considérés comme moins huppés.
El Hadi Ould Ali, Hakim Medane et Karim Doudane sont désormais directement visés par la pression de l’actionnaire majoritaire Mobilis. Mobilis met en avant la nécessité d’un changement radical dans la direction pour restaurer la confiance des supporters et assurer un meilleur rendement sportif. La JSK ne peut plus se permettre de continuer sur cette dynamique négative, car le club risque de perdre non seulement des points précieux en championnat, mais aussi sa crédibilité auprès de ses fans et partenaires.
Cette situation met en lumière les enjeux financiers et sportifs autour des clubs algériens de football, où la performance sur le terrain est étroitement surveillée par les investisseurs et les sponsors. Le rôle de Mobilis, en tant qu’actionnaire majoritaire, est désormais déterminant pour la stabilité du club et la réorganisation de sa direction.
Les supporters attendent désormais une réponse officielle du trio sollicité pour la démission, et espèrent que cette étape pourra marquer un tournant pour le club, permettant à la JSK de retrouver sa compétitivité et de se rapprocher de ses ambitions historiques.
Avec cette crise, la JS Kabylie se trouve à un carrefour stratégique : soit accepter un changement en profondeur pour relancer le club, soit continuer à subir des résultats décevants qui pourraient compromettre la réputation et l’avenir du « Canari » de Tizi Ouzou.



































