Algérie : à 21 ans, Badreddine Bouanani poursuit sa progression loin des projecteurs tapageurs, mais avec une détermination qui ne laisse guère de place au doute. Installé au VfB Stuttgart, l’international algérien s’inscrit dans un environnement exigeant, où chaque minute se mérite et où la concurrence impose une rigueur quotidienne. Pour l’ailier, ce nouveau chapitre en Bundesliga représente bien plus qu’un simple changement de club : c’est une étape structurante dans une trajectoire qu’il veut maîtriser. Marqué par son absence lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations, Bouanani n’élude pas cet épisode. « Au début, j’ai ressenti une vraie déception de ne pas avoir été retenu pour la CAN, mais cette expérience m’a donné encore plus de force pour continuer à progresser et revenir plus fort », confie-t-il. L’attachement au maillot national demeure intact : « Jouer pour l’Algérie est quelque chose de très important pour moi, c’est une immense fierté. »
Cette frustration digérée, Bouanani se projette désormais avec lucidité vers l’avenir, et notamment vers l’échéance suprême que constitue la Coupe du monde 2026. Sans triomphalisme, mais avec ambition, il assume ce rêve partagé par toute une génération. « Bien sûr, participer à une Coupe du monde serait un rêve absolu », admet-il, conscient que seul le travail quotidien peut ouvrir cette porte. À Stuttgart, le discours est aligné avec cette philosophie. « Mon objectif est d’aider davantage l’équipe par mes performances et par des buts. Le plus important pour moi est d’avancer étape par étape et de continuer à développer mes qualités », explique-t-il, alors que le club se bat sur plusieurs tableaux et aborde une seconde partie de saison décisive. Pour Bouanani, chaque match représente une opportunité de s’inscrire dans la durée.
Sur le plan individuel, le joueur se distingue par une approche réfléchie de son métier. Curieux et méthodique, il analyse son jeu autant qu’il observe celui des autres. « Je regarde beaucoup de matchs et de joueurs qui évoluent dans des zones similaires aux miennes », révèle-t-il, avant de citer deux modèles assumés : « Paulo Dybala et Riyad Mahrez, notamment pour leur pied gauche. Mahrez, je le connais aussi grâce à la sélection, et nous échangeons beaucoup. » Ce souci du détail se traduit également par un travail spécifique à l’entraînement. « Les séances supplémentaires font partie de ma routine, pas seulement pour perfectionner mon pied gauche, mais aussi pour devenir plus dangereux du droit. Cela me rend moins prévisible et plus complet », conclut-il. Une démarche révélatrice d’un joueur qui construit patiemment son avenir, sans brûler les étapes.
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