L’élimination de l’Algérie en quart de finale de la CAN 2025 face au Nigeria n’a pas seulement suscité des réactions du côté des Fennecs. Elle a aussi provoqué, de manière assumée, un sentiment de soulagement à Rotterdam. En marge de cette sortie prématurée, Robin van Persie n’a pas cherché à masquer sa satisfaction, adoptant un discours rare par sa franchise. Pour l’entraîneur de Feyenoord, la fin du parcours algérien signifie avant tout le retour anticipé d’un élément clé de son effectif : Anis Hadj Moussa. « Je vais être honnête, j’ai été très heureux de l’élimination de l’Algérie, car cela nous permet de récupérer Anis plus rapidement », a-t-il déclaré sans détour. Une sortie directe, presque brutale, mais révélatrice de l’importance stratégique accordée au joueur algérien dans le projet sportif du club néerlandais.
Van Persie a toutefois tenu à préciser que cette satisfaction ne remettait pas en cause l’engagement total du joueur avec sa sélection. « Je sais qu’Anis aurait préféré continuer l’aventure avec son pays et aller le plus loin possible dans cette Coupe d’Afrique. Mais de notre côté, nous avons besoin de lui, et son retour rapide est la meilleure nouvelle possible pour nous », a poursuivi le technicien. De retour à Rotterdam, Hadj Moussa doit désormais bénéficier d’un programme individualisé afin de retrouver au plus vite l’intégralité de ses capacités physiques. « Il va suivre un travail spécifique pour récupérer pleinement », a expliqué Van Persie, conscient de l’impact physique et mental d’une compétition aussi intense que la CAN. L’objectif est clair : remettre le joueur dans le rythme sans brûler les étapes, afin qu’il redevienne rapidement un facteur décisif dans les prochaines échéances.
Interrogé sur les rumeurs de transfert qui entourent son ailier, le coach de Feyenoord a, en revanche, fermé la porte à toute spéculation immédiate. Il a refusé de commenter une éventuelle évolution de la situation durant le mercato hivernal, rappelant que son joueur reste un élément central de l’effectif. « Anis est important pour nous, et il n’y a aucune raison qu’il parte », a-t-il insisté. Pourtant, l’intérêt de clubs majeurs, notamment Chelsea FC et Olympique de Marseille, témoigne de la cote grandissante du joueur sur le marché européen. Sous contrat jusqu’en 2030, valorisé à hauteur de 20 millions d’euros, Hadj Moussa se retrouve à un tournant de sa carrière. Feyenoord, de son côté, entend capitaliser sur son talent immédiat plutôt que d’ouvrir la porte à un départ précipité, convaincu que son influence sportive reste prioritaire sur toute autre considération.
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