Conscient de la défiance perceptible, le dirigeant sud-africain a affirmé que cette conférence était avant tout un espace d’écoute. « Notre ambition est de faire du football africain le plus performant au monde », a-t-il lancé, défendant un bilan sportif qu’il juge « très élevé ». Il a salué la qualité technique des rencontres et l’engouement populaire, mettant particulièrement en avant l’image de supporters algériens et marocains partageant les tribunes, drapeaux côte à côte, qu’il a décrite comme « un symbole de respect et d’unité ». Motsepe a également souligné la présence de figures mondiales telles que Kylian Mbappé ou Zinédine Zidane, estimant que leur venue constituait un signal fort pour la crédibilité du football africain. Sur le plan organisationnel, il a loué les infrastructures mises à disposition et remercié chaleureusement le Maroc, tout en concédant, à demi-mot, que « certaines zones ont pu connaître des insuffisances ».
C’est toutefois sur le fond des critiques que le président de la CAF était le plus attendu. Interrogé sur l’arbitrage, les incidents logistiques et les plaintes formulées par plusieurs délégations, dont celle du Sénégal, Motsepe a reconnu que des décisions seraient prises, sans entrer dans le détail. Concernant le passage à une CAN quadriennale, il a assumé un choix « impopulaire mais réfléchi », expliquant que cette réforme avait été étudiée sur plusieurs années. « Les résultats viendront avec le temps », a-t-il assuré, mettant en avant l’augmentation des dotations financières, passées de 4 à 7 millions de dollars pour le vainqueur, avec l’objectif d’atteindre 10 millions. Face aux accusations de dépendance vis-à-vis de la FIFA, il a été catégorique : « Nous écoutons parfois la FIFA, mais nous ne lui sommes pas soumis. » Et de conclure, non sans fermeté : « La CAF respecte de la même manière ses 54 fédérations. Arrêtez avec ce complexe. » Une sortie qui, loin d’éteindre les débats, a confirmé que cette CAN 2025 restera autant un objet sportif qu’un révélateur des tensions profondes qui traversent le football africain.
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