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    “Je ne blâme pas Rabah Saâdane, mais…”

    Saadane
    Saadane

    Ancien international algérien, Abderraouf Zarabi a livré un témoignage riche et sincère sur sa carrière, son passage en sélection nationale et sa vision du football algérien. Avec lucidité et recul, l’ex-joueur a abordé plusieurs sujets sensibles, notamment son absence lors de la Coupe du monde 2010, tout en appelant à une réforme profonde du travail de formation en Algérie. Il a cité l’ex sélectionneur national Rabah Saadane.

    D’emblée, Zarabi insiste sur le potentiel du football national, qu’il estime encore sous-exploité. « Le foot en Algérie regorge de talents rares, mais nous avons un énorme besoin de travail à la base », affirme-t-il. Pour lui, la clé du progrès passe par les écoles de football et par un investissement sérieux dans les jeunes générations : « Si on veut rivaliser sur le plan africain et mondial, il faut investir dans la formation et unir les efforts de tous les acteurs ».

    Revenant sur son parcours, Zarabi se dit fier de ce qu’il a accompli, aussi bien en Algérie qu’à l’étranger. « J’ai donné ce que je pouvais, selon les conditions et les moyens qui étaient à ma disposition », confie-t-il. Formé au NA Hussein Dey, il a ensuite évolué en France et en Finlande, avant de porter les couleurs de la JS Kabylie, du CS Constantine et de terminer sa carrière à la MC Oran. « J’ai toujours essayé de donner une image honorable du joueur algérien, que ce soit en club ou en sélection », souligne-t-il.

    L’ancien défenseur évoque également son attachement à l’héritage familial. « Je voulais aussi honorer la famille Zarabi. Mon père a marqué le NA Hussein Dey dans les années 70 et 80, et cela m’a toujours donné une motivation supplémentaire ». Il rappelle aussi que ses débuts se sont faits au milieu de terrain avant d’être repositionné sur le flanc gauche : « Les entraîneurs voyaient en moi un joueur capable d’apporter un plus comme latéral gauche ».

    Sur le plan international, Zarabi se montre optimiste quant aux chances de l’Algérie dans les grandes compétitions. À propos de la Coupe du monde, il explique : « La groupe est difficile, chaque adversaire a sa valeur, mais les matches se jouent sur des détails. L’Algérie peut dire son mot si elle gère bien la phase de groupes ». Il se souvient également avec émotion du match amical contre l’Argentine en 2007 : « Affronter des joueurs comme Messi, c’est un immense honneur. Même si nous avons perdu 4-3, notre prestation était respectable, malgré les difficultés de l’époque ».

    L’un des passages les plus marquants de son témoignage concerne la défaite face à la Guinée lors des qualifications pour la CAN 2008. « Cette défaite à domicile nous a tout compliqué. Nous avions les moyens de revenir au score, mais certains détails ont fait la différence », regrette-t-il, évoquant également sa blessure durant cette rencontre.

    La pique à Rabah Saadane

    Mais c’est surtout son absence en 2010 qui suscite le plus d’émotion. Zarabi reste clair mais mesuré : « Je ne blâme pas Rabah Saadane, je respecte totalement ses choix. Mais honnêtement, je pense que je méritais d’être avec les Verts en 2010 ». Il précise : « J’étais présent lors des premières phases qualificatives, mais après ma blessure, le groupe était déjà fixé. C’est le destin ». Avec le recul, il ajoute : « Quand on devient entraîneur, on comprend mieux la difficulté de faire des choix ».

    Zarabi n’oublie pas ceux qui l’ont soutenu durant sa carrière professionnelle. « Yacine Bezzaz et Walid Regragui m’ont beaucoup aidé en France », dit-il, avant d’ajouter : « J’ai aussi eu l’honneur de jouer avec Aliou Cissé. J’ai toujours pensé qu’il deviendrait un grand entraîneur ».

    Aujourd’hui, l’ancien international s’est tourné vers la formation. « J’ai créé une académie de football en France avec près de 200 jeunes joueurs », explique-t-il. Son ambition est claire : « Je veux lancer un projet similaire en Algérie. J’ai déposé un dossier il y a trois ans et j’espère qu’il verra le jour, car notre pays regorge de jeunes talents qui ont juste besoin d’un bon encadrement ».

    À travers ses propos, Abderraouf Zarabi livre bien plus qu’un simple témoignage. Il adresse un message fort : « Le football algérien peut aller très loin, à condition de travailler sérieusement dès la base ». Une déclaration empreinte de réalisme, d’amour du maillot et d’espoir pour l’avenir.

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