La sortie médiatique d’Ivica Vastic sur Riyad Mahrez ne doit rien au hasard. Derrière la virulence de ses propos, le contexte sportif donne une autre lecture à cette critique qui a rapidement fait réagir en Algérie. Ancien international autrichien, Vastic s’est permis ce jugement sévère à un moment bien précis : l’Algérie et l’Autriche sont appelées à s’affronter lors de la Coupe du monde 2026. Un détail loin d’être anodin.
En déclarant « regardez ses déplacements, il joue comme un joueur retraité depuis 7 ans », Vastic n’a pas seulement analysé le rendement actuel du capitaine des Verts. Il a aussi, volontairement ou non, lancé une première bataille psychologique avant ce futur rendez-vous mondial. Dans le football moderne, ce type de sortie est souvent utilisé pour fragiliser une star adverse, installer le doute et détourner l’attention bien avant le coup d’envoi officiel.
Riyad Mahrez, de son côté, reste l’un des symboles les plus forts du football algérien de ces dix dernières années. Ballon d’Or africain, leader du sacre continental de 2019, il demeure une référence respectée sur le continent et au-delà. Mais à 34 ans, son jeu a naturellement évolué. Moins explosif qu’à ses débuts, Mahrez mise davantage sur l’intelligence de placement, la qualité de passe et la gestion des temps forts. Une évolution que Vastic semble interpréter comme un déclin pur et simple.
Cette critique intervient aussi dans un moment délicat pour la sélection algérienne. Après une CAN 2025 mitigée sur le plan collectif, les débats autour du rendement des cadres se sont multipliés. Mahrez, en tant que capitaine, cristallise logiquement les attentes et les reproches. Certains observateurs estiment qu’il n’a plus la capacité de porter l’équipe sur ses épaules, tandis que d’autres rappellent son importance tactique et mentale dans un groupe en transition.
Le fait que l’Autriche croise la route de l’Algérie au Mondial 2026 donne une dimension supplémentaire à la sortie de Vastic. En critiquant la star algérienne, l’ancien international autrichien envoie aussi un message à son propre camp, mettant en avant une supposée faiblesse chez l’adversaire. Une manière subtile de nourrir la confiance avant un choc qui s’annonce intense et stratégique.
Du côté algérien, cette déclaration pourrait au contraire servir de source de motivation. Mahrez a toujours répondu sur le terrain aux doutes et aux critiques. Moins spectaculaire peut-être, mais souvent décisif dans les moments clés. Vladimir Petkovic, conscient de ces enjeux, devra trouver le juste équilibre entre expérience et renouvellement, tout en protégeant ses leaders des attaques extérieures.


































