En janvier 2013, Carl Medjani traversait une période particulière avec la sélection algérienne, engagée dans une CAN compliquée en Afrique du Sud. Alors que les Verts étaient déjà éliminés de la compétition, le milieu de terrain se vit proposer une opportunité inattendue : une signature à l’AS Monaco. Sur le papier, cela peut sembler banal, mais le contexte rendait cette situation totalement exceptionnelle. L’ex joueur de l’EN raconte une folle anecdote impliquant Halilhodžić.
Medjani se souvient : « On est à la CAN, on est déjà éliminés, et là mon agent m’appelle et me dit : “Carl, j’ai Monaco qui te veut” ». Surpris par la nouvelle, il s’interroge immédiatement sur la marche à suivre. Le mercato hivernal touchait presque à sa fin, et l’équipe nationale avait encore un dernier match à disputer contre la Côte d’Ivoire. La question de quitter le groupe en pleine CAN semblait presque irréalisable.
Rapidement, les démarches s’accélèrent. Medjani raconte : « Il me dit qu’on est d’accord avec Monaco, qu’ils sont d’accord avec Ajaccio, mais qu’il reste trois jours avant la fermeture du mercato. Il faut que tu demandes à rentrer ». La pression monte, et le joueur doit maintenant solliciter son sélectionneur, Vahid Halilhodžić, pour obtenir l’autorisation de partir.
Le moment de vérité arrive lorsqu’il se rend dans la chambre du coach et lui pose la question : « Coach, je peux signer à Monaco ? ». La réponse de Vahid est claire : « Mon garçon, c’est un super choix, il faut signer là-bas ». Mais rapidement, le problème du timing surgit. Quitter le groupe en pleine CAN semble impossible. Medjani se souvient encore : « Il me dit : c’est pas possible, tu es fou, il y a la CAN… ».
Insistant sur la nécessité de passer sa visite médicale, Medjani reçoit alors une réponse déterminante : « Si Monaco te veut vraiment, ils envoient un docteur en Afrique du Sud ». Une phrase qui le laisse sceptique : « Dans ma tête, je me dis : il est fou. Je ne suis pas Zidane, je signe en Ligue 2… ». Pourtant, la solution se concrétise le soir même : Monaco dépêche son médecin sur place, permettant à Medjani de passer les examens nécessaires sans quitter la CAN.
Cette anecdote improbable montre à quel point une carrière peut basculer en quelques heures. Grâce à la compréhension et au soutien de Vahid Halilhodžić, ainsi qu’à la réactivité du club monégasque, Medjani réussit à concilier ses obligations avec les Verts et la perspective d’un nouveau défi européen. Il a pu signer à Monaco tout en restant avec l’équipe nationale pour le dernier match de la compétition.
Cette signature, qui semblait improbable au départ, a marqué un tournant décisif dans la carrière de Carl Medjani. Elle illustre parfaitement la manière dont des décisions audacieuses, la confiance du coach et une bonne coordination avec le club peuvent transformer une situation complexe en une opportunité majeure.
Medjani se souvient encore de chaque instant de cette expérience : la surprise de l’appel, le stress des délais et la négociation avec Vahid Halilhodžić. Ces moments ont façonné sa carrière et restent gravés comme une leçon sur l’importance de saisir les opportunités au moment où elles se présentent, même dans les circonstances les plus inattendues.


































