Hafid Derradji : La demi-finale de la CAN entre l’Égypte et le Sénégal n’a pas seulement été marquée par la tension sportive inhérente à ce type de rendez-vous. Elle a aussi déclenché une vive polémique hors du terrain, après une prise de position publique de Hafid Derradji. Le célèbre commentateur algérien, réputé pour son franc-parler, a utilisé ses réseaux sociaux pour accuser directement l’arbitre de la rencontre, le Gabonais Pierre Atcho, de peser volontairement sur l’issue du match et sur la suite de la compétition. Selon lui, les avertissements distribués dès la première période traduisaient une intention claire : priver les équipes de cadres pour la finale et les pousser physiquement à bout avant l’ultime rendez-vous.
Dans un message au ton particulièrement incisif, Derradji a exprimé sa lecture des événements sans détour, estimant que l’arbitre ne cherchait pas à désigner un vainqueur sportif entre l’Égypte et le Sénégal. « L’arbitre gabonais accomplit parfaitement sa mission en privant trois joueurs de la finale, après leur avoir adressé des avertissements dès la première mi-temps, en attendant de conduire les deux équipes jusqu’aux prolongations afin qu’elles abordent la finale dans un état physique déplorable. L’arbitre ne déterminera pas le vainqueur entre l’Égypte et le Sénégal. L’essentiel est que l’un des deux atteigne la finale diminué et épuisé », a-t-il écrit. Une déclaration lourde de sens, dans laquelle le commentateur suggère une gestion arbitrale orientée, non pas pour influencer directement le résultat de la demi-finale, mais pour conditionner la finale elle-même, que beaucoup imaginent déjà explosive.
Cette sortie a immédiatement enflammé les réseaux sociaux, divisant l’opinion entre ceux qui saluent le courage d’un discours jugé lucide et ceux qui dénoncent des accusations excessives, voire dangereuses. En filigrane, Derradji va plus loin en évoquant le contexte global de la compétition et les scénarios à venir, laissant entendre que les arbitrages pourraient également peser sur l’autre demi-finale et sur la finale à venir. Sans apporter de preuves formelles, son message s’inscrit dans une défiance grandissante envers l’arbitrage de cette CAN, déjà secouée par plusieurs controverses. Qu’on partage ou non son analyse, la prise de parole du commentateur algérien illustre une réalité : la CAN 2025 se joue autant sur le terrain que dans l’arène médiatique, où chaque décision arbitrale est désormais interprétée comme un acte aux conséquences stratégiques. Une tension permanente qui rappelle combien la crédibilité du jeu reste au cœur des préoccupations.
































