L’hiver aurait pu marquer un tournant majeur dans la carrière de Jaouen Hadjam. À 22 ans, le latéral gauche réalise une saison convaincante sous les couleurs du BSC Young Boys, confirmant également sa montée en puissance avec la sélection algérienne. Pourtant, à quelques détails près, il ne serait déjà plus à Berne.
Durant le mercato hivernal, le Beşiktaş JK s’est positionné concrètement pour s’attacher ses services. Les discussions entre les clubs avaient avancé de manière significative, au point qu’un accord aurait été trouvé autour d’un transfert estimé à 5 millions d’euros. Pour les Young Boys, l’opération représentait une plus-value intéressante, le joueur ayant été recruté en janvier 2024 en provenance du FC Nantes pour environ 1,3 million d’euros.
Sur le plan sportif, l’opportunité était séduisante. La Süper Lig turque offre une exposition médiatique plus importante et une pression compétitive différente, notamment au sein d’un club aussi emblématique que Beşiktaş. Après avoir frôlé un départ vers le FC Porto l’été dernier, Hadjam semblait destiné à franchir un nouveau palier.
Mais le football moderne ne se joue pas uniquement sur le terrain. Si les dirigeants suisses et turcs avaient trouvé un terrain d’entente, les négociations sur les conditions personnelles ont finalement fait basculer le dossier. Selon plusieurs sources relayées en Turquie, l’entourage du joueur aurait réclamé un salaire annuel avoisinant les 3 millions d’euros. Une exigence jugée trop élevée par les responsables stambouliotes. Malgré une révision à la baisse d’environ un million d’euros par la suite, le différend financier a suffi à faire capoter l’opération.
Ce coup d’arrêt ne remet toutefois pas en cause la trajectoire ascendante du défenseur. Ces deux dernières saisons, Hadjam s’est imposé comme l’un des profils les plus compétitifs de sa génération chez les Fennecs. Son volume de jeu, sa capacité à répéter les efforts et sa progression tactique lui ont permis de passer un cap notable, aussi bien en club qu’en sélection.
Actuellement, le joueur poursuit sa convalescence après un début de rupture ligamentaire à la cheville. Son retour à la compétition est envisagé pour le mois de mars. Une échéance importante, car l’année 2026 sera déterminante. La perspective de disputer la Coupe du monde représente un objectif majeur dans sa carrière. Une compétition réussie pourrait faire grimper sa cote sur le marché des transferts et relancer l’intérêt de clubs européens de premier plan.
En restant à Berne, Hadjam conserve une certaine stabilité sportive, dans un environnement où il bénéficie de temps de jeu et de confiance. Parfois, un transfert avorté n’est pas un échec, mais un simple report. Si le latéral retrouve rapidement son meilleur niveau et confirme sa progression, il pourrait bien, à court ou moyen terme, voir se rouvrir les portes d’un grand championnat européen, dans des conditions peut-être encore plus favorables.





























