À Rotterdam, le nom de Anis Hadj Moussa commence à s’imposer avec force sur le flanc gauche de Feyenoord. Ce lundi 16 février 2026, lors du déplacement face à Go Ahead Eagles, l’ailier algérien a encore confirmé tout le bien que les observateurs pensent de lui. Dans une rencontre longtemps verrouillée, qui s’est finalement soldée par une courte victoire 1-0 grâce à un penalty transformé par Casper Tengstedt dans le temps additionnel, Hadj Moussa a été l’un des éléments clés du dispositif orchestré par Robin van Persie.
Si le score final ne reflète pas pleinement sa performance, l’influence de l’international algérien a été constante tout au long de la rencontre. Avec une note de 7,3 attribuée par le média spécialisé Sofascore, il a été particulièrement actif dans les phases offensives. Son rôle ne se limite pas à une simple présence sur l’aile : il a su créer des situations de danger pour l’adversaire à chaque ballon touché. Même s’il n’a ni marqué ni délivré de passe décisive, ses deux passes clés ont mis ses coéquipiers en position de marquer à plusieurs reprises, et son activité sur le côté gauche a pesé sur la défense adverse.
Les chiffres témoignent de son abattage et de sa précision. Sur le plan du centre, il a tenté 15 ballons vers la surface, dont quatre ont trouvé preneur. Cette régularité dans ses centres montre qu’il ne se contente pas de conserver le ballon, mais cherche constamment à alimenter ses partenaires dans les zones dangereuses. Dans le jeu court, sa technique reste impeccable : 86 % de passes réussies (31 sur 36), dont 24 sur 28 dans le camp adverse. Sa capacité à conserver la justesse même dans les trente derniers mètres a permis à Feyenoord d’installer un véritable siège sur le but des Eagles, surtout après l’expulsion de Thibo Baeten dès la 15e minute.
Cette supériorité numérique a mis Feyenoord dans une position favorable, mais elle n’a rien enlevé à la ténacité de l’adversaire. La défense des Eagles a résisté avec courage, multipliant les interventions décisives et les replis défensifs. Pourtant, Hadj Moussa n’a jamais relâché la pression. Sa patience et sa persévérance ont été exemplaires : chaque centre, chaque prise de balle, chaque accélération visait à provoquer des erreurs et à créer des ouvertures dans un bloc compact. Même en fin de match, lorsque la fatigue se faisait sentir, son activité est restée élevée, et son implication a été déterminante pour user physiquement et mentalement une équipe réduite à dix.
Au-delà des statistiques, c’est sa maturité tactique qui impressionne. L’Algérien a parfaitement compris comment gérer le rythme du match et ajuster ses courses pour maintenir la menace constante. Sa lecture du jeu lui permet de se démarquer pour offrir des solutions à ses partenaires, tout en restant discipliné défensivement, un équilibre essentiel pour un ailier moderne.
Cette performance s’inscrit dans une progression remarquable depuis le début de la saison. Hadj Moussa n’est plus seulement un jeune talent prometteur : il est en train de devenir un joueur clé pour Feyenoord, capable de faire basculer un match par sa capacité à générer du danger et à maintenir le ballon dans des zones critiques. Son influence dépasse la simple statistique des buts et des passes décisives : elle réside dans sa constance, sa capacité à peser sur le jeu et à créer des situations favorables à ses coéquipiers.
Avec des prestations de ce niveau, il devient évident que l’ailier algérien pourrait jouer un rôle majeur dans les ambitions de Feyenoord sur le plan national et européen. Les prochains matchs offriront d’autres occasions de confirmer cette montée en puissance, et s’il continue sur cette trajectoire, Anis Hadj Moussa pourrait rapidement s’imposer comme l’une des figures incontournables de son équipe et, plus largement, du football algérien à l’étranger.































