Opéré de l’épaule en novembre dernier à la suite d’une aggravation de sa blessure lors du match Algérie – Ouganda, Amine Gouiri avait initialement renoncé à disputer la CAN 2025, qui se tient du 21 décembre au 18 janvier au Maroc. Pourtant, l’attaquant de l’Olympique de Marseille a retrouvé les pelouses à l’occasion du Trophée des Champions (Supercoupe de France), opposant son club au Paris Saint-Germain. Ce jeudi, Gouiri était titulaire avant d’être remplacé par Aubameyang à la 67e minute, dans un match qui s’est terminé sur un score de 2-2, le PSG l’emportant ensuite 4-1 aux tirs au but.
Malgré sa présence retrouvée en club, Gouiri ne faisait pas partie de la liste finale des 28 joueurs retenus par Vladimir Petkovic, sélectionneur de l’Algérie, pour participer à la CAN 2025. Pour la deuxième fois consécutive, l’attaquant attendra donc sa première participation à une phase finale continentale avec les Verts, après avoir été absent lors de l’édition 2023 en raison d’un problème au genou.
L’absence de Gouiri a eu des conséquences sur l’attaque algérienne. Spécialiste de l’axe comme des ailes, capable de jouer avant-centre ou deuxième attaquant, Gouiri aurait apporté une qualité technique et une créativité supplémentaires, rendant l’attaque de l’Algérie plus imprévisible et redoutable. Selon les observateurs, son apport aurait notamment été précieux pour diversifier les solutions offensives, particulièrement sur le côté gauche et dans le rôle de relais avec le numéro 9.
Cependant, son forfait a offert l’opportunité à Adil Boulbina, convoqué en dernière minute, de changer le cours du tournoi pour l’Algérie. Auteur du but décisif en huitièmes de finale face à la République démocratique du Congo, Boulbina s’est imposé comme un atout majeur dans la campagne africaine. Ce scénario inattendu illustre parfaitement l’importance du hasard dans le football. Si Gouiri avait été pleinement opérationnel, il est probable que Boulbina n’aurait pas eu l’occasion de s’exprimer sur le terrain et que la dynamique de l’équipe aurait été différente.
La leçon est claire : parfois, la prudence et la patience d’un joueur blessé peuvent créer des opportunités pour d’autres talents. Gouiri a pris le temps nécessaire pour revenir à 100 % avec son club, tandis que Boulbina a pu s’illustrer au moment opportun avec l’équipe nationale. Cette interférence du destin, bien que fortuite, a permis à l’Algérie de tirer le meilleur de ses ressources offensives lors de la CAN 2025.

































