Les récentes révélations sur l’absence de certains joueurs clés de l’équipe nationale algérienne éclairent enfin des décisions longtemps présentées comme purement sportives. Le cas de Nabil Bentaleb est emblématique. Le milieu de terrain de Lille n’a pas été retenu pour la CAN 2025 au Maroc. Cette décision avait été justifiée par le sélectionneur Vladimir Petkovic comme un choix technique, mais selon des sources internes, son exclusion relève surtout de motifs disciplinaires. Ibrahim Maza est cité dans tout ça, selon Elkhabar.
Tout a commencé lors d’un match contre la Somalie, où Bentaleb avait été remplacé par Ibrahim Maza après une heure de jeu. Visiblement mécontent de ce changement, le joueur avait exprimé son désaccord, puis, lors de la rencontre suivante célébrant la qualification de l’Algérie pour la Coupe du monde 2026 contre l’Ouganda à Tizi Ouzou, il était resté sur le banc. Ce comportement a suffi pour que le staff technique décide de l’écarter d’abord du stage de novembre en Arabie Saoudite, puis de l’exclure de la liste finale pour la CAN, où il a été remplacé par Ramiz Zerrouki, considéré comme plus discipliné par le staff.
Petkovic a maintenu la version d’un choix technique, comme il l’avait fait précédemment avec Farès Chaïbi, exclu de la FIFA Series après avoir contesté un remplacement lors d’un match contre la Bolivie. Ces explications mettent en avant l’absence d’un rôle clairement défini sur le terrain, mais elles masquent la véritable raison : le respect strict de la discipline au sein de l’équipe.
Ce n’est pas la première fois que Bentaleb fait les frais de décisions disciplinaires. Sous Djamel Belmadi, il avait déjà été écarté pour des raisons similaires, ce qui l’avait privé de la CAN 2019 en Égypte. Malgré sa déception, il a choisi de rester calme et de se concentrer sur son club, espérant revenir pour la Coupe du monde 2026. Il a exprimé sa frustration tout en affirmant son respect pour les décisions du sélectionneur et sa détermination à travailler pour retrouver sa place.
Parallèlement, un autre joueur pourrait suivre le même chemin : Baghdad Bounedjah. Ses protestations envers ses coéquipiers après le match contre le Soudan ont déplu au staff technique. Ses performances lors de la CAN, avec zéro but en cinq matches, ont également été critiquées. Tout cela pourrait l’écarter du prochain stage de mars et compromettre sa participation à la Coupe du monde, surtout avec le retour attendu d’Amine Gouiri.
Petkovic, bien que critiqué pour sa longue résidence à Milan, applique une ligne stricte sur la discipline. Aucun comportement déviant n’est toléré, quelle que soit l’importance du joueur. Ces décisions rappellent que dans l’équipe nationale, le talent seul ne suffit pas : le respect des règles et la discipline collective sont désormais déterminants pour représenter l’Algérie sur la scène internationale.

































