La convocation d’Anthony Mandréa pour la CAN 2025 avait surpris plus d’un observateur. Évoluant avec le SM Caen en troisième division française, le gardien algérien ne figurait clairement plus parmi les priorités de Vladimir Petkovic depuis son arrivée à la tête de la sélection. Pourtant, dans un contexte particulier et marqué par des choix contraints, le sélectionneur bosnien avait décidé de lui accorder une nouvelle chance, en le positionnant même comme deuxième gardien derrière Luca Zidane.
Avec le recul, cette décision apparaît aujourd’hui davantage comme une solution de circonstance que comme un véritable signal de confiance sur le long terme. Petkovic n’a d’ailleurs jamais caché ses réticences à bâtir un projet solide autour d’un gardien évoluant loin du haut niveau. Dans plusieurs de ses sorties médiatiques, il avait insisté sur l’importance du rythme, de l’intensité et de l’exigence quotidienne, des critères difficiles à garantir en National.
La donne a encore évolué récemment avec l’annonce du retrait international d’Oussama Benbot. Un départ qui libère une place, mais qui ne profite pas nécessairement à Mandréa. En effet, le retour attendu d’Alexis Guendouz dès le prochain rassemblement de mars change profondément la hiérarchie. Plus expérimenté au haut niveau et habitué aux joutes internationales, Guendouz semble destiné à entrer dans un duel direct avec Luca Zidane pour le poste de numéro un.
Dans ce contexte, l’avenir de Mandréa en sélection s’assombrit sérieusement. Le staff technique semble désormais tourné vers l’avenir, avec la volonté d’élargir le vivier des gardiens et de préparer la Coupe du monde 2026 avec des profils plus en adéquation avec les exigences du très haut niveau. Les noms de Melvin Mastil, Abdullah Laidani et Kilian Belazzoug reviennent avec insistance, preuve que Petkovic souhaite ouvrir la concurrence et tester de nouvelles options.
Pour Mandréa, la CAN 2025 pourrait ainsi rester comme une parenthèse inattendue, voire un dernier chapitre en sélection. À moins d’un changement radical de situation, notamment un retour à un championnat plus relevé ou une progression sportive notable, ses chances de figurer dans la liste finale pour le Mondial apparaissent aujourd’hui extrêmement faibles.
Rien n’est totalement figé dans le football, mais les signaux envoyés par Petkovic sont clairs : la route vers 2026 se construira sans compromis, et seuls les joueurs offrant des garanties immédiates auront leur place. Mandréa le sait désormais, son avenir chez les Verts ne dépend plus que d’un improbable retournement de situation.






























