Algérie : le ton a été brutal, volontairement excessif, mais surtout révélateur d’un climat de fracture qui s’installe autour de la sélection algérienne. Au lendemain de l’élimination face au Nigeria, la parole médiatique s’est durcie, et celle de Walid Acherchour a immédiatement capté l’attention. Habitué aux prises de position tranchées, le consultant n’a cette fois laissé aucune place à la nuance, ciblant directement le sélectionneur Vladimir Petkovic. Dans une sortie devenue virale, il a résumé son ressenti par une formule choc, mêlant colère, ironie et mise en scène assumée de la rupture intellectuelle avec le projet en cours. Une déclaration qui s’inscrit dans un contexte émotionnel fort, où la frustration sportive nourrit des jugements sans filtre.
« Petkovic n’est pas responsable à 1 %, ni 10 %, ni 100 % mais à 1000 % de la défaite. Sa compo est incompréhensible. J’étais dans son train mais aujourd’hui, je fraude ! Appelez la RATP Sûreté, et je termine en garde à vue. » La phrase, livrée telle quelle, concentre l’essentiel de la critique. Derrière l’outrance assumée, c’est bien la lecture tactique du match qui est remise en cause. Le choix des hommes, l’équilibre du onze de départ et la gestion globale de la rencontre sont pointés comme les causes majeures de l’échec. En s’attaquant frontalement à la composition, Acherchour ne vise pas seulement une erreur ponctuelle, mais interroge la cohérence des décisions prises lors d’un rendez-vous à élimination directe, où la marge d’erreur est inexistante.
Cette sortie médiatique, aussi spectaculaire soit-elle, illustre surtout la polarisation extrême du débat autour de la sélection. Là où certains appellent à l’analyse froide d’un cycle globalement positif, d’autres estiment que les grands matchs servent de juge suprême. La déclaration d’Acherchour agit ainsi comme un révélateur : celui d’une attente immense, parfois démesurée, envers un sélectionneur sommé d’être irréprochable dans les moments clés. Elle témoigne aussi de la violence symbolique du football moderne, où la moindre élimination déclenche des procès publics immédiats. Au-delà de la formule, le débat reste ouvert : s’agit-il d’un accident de parcours ou d’un signal d’alarme tactique ? Une chose est sûre, cette prise de parole a ajouté une couche de tension supplémentaire à un contexte déjà brûlant, et replacé Petkovic au centre d’une tempête médiatique qu’il devra désormais traverser avec sang-froid.
Lire aussi : Excellente nouvelle : l’Algérie dépose une plainte auprès de la CAF contre l’arbitrage


































