Équipe d’Algérie – CAN : Il y a des soirées où un joueur rappelle pourquoi son nom a longtemps fait partie du paysage européen. Saïd Benrahma, international algérien et figure offensive connue pour son flair et sa finesse technique, a livré cette impression lors de la dernière rencontre de son club en Saudi Pro League. Aligné d’entrée, il a signé l’un des gestes les plus marquants du week-end : un coup franc direct, enroulé avec la précision d’un artisan et la froideur d’un homme qui refuse que son talent soit discuté. La trajectoire, lente puis meurtrière, a offert à son équipe un but qui a fait chavirer les tribunes et renvoyé son nom dans les conversations. Ce match a été plus qu’une simple représentation individuelle : il fut une démonstration collective, conclue sur une victoire 3-1 face à un géant du championnat.
Ce succès porte évidemment les traces de Benrahma, mais aussi d’une dynamique de club qui cherche à exister dans un championnat où l’afflux de stars, la compétition économique et le poids médiatique sont devenus la norme. Avec dix apparitions cette saison et une contribution directe sur cinq buts, l’Algérien rappelle qu’il n’est pas venu en Arabie saoudite pour s’effacer, mais pour être moteur. Son registre – dribbles, transitions rapides, capacité à provoquer – continue d’être un antidote aux défenses compactes et à la lenteur tactique que l’on associe parfois au football local. Ce coup franc n’est qu’un événement technique ; la régularité, elle, raconte l’essentiel. Car maintenir une influence numériquement visible dans un championnat où le temps de jeu est parfois dilué entre rotations offensives est souvent ce qui sépare les joueurs qui passent de ceux qui s’installent.
Dans cette équation, le classement du club revêt une importance symbolique. Septième avec dix-sept points, il navigue dans cette zone étrange où l’espoir d’atteindre les positions continentales cohabite avec la crainte de décrocher. C’est précisément dans ces contextes-là que les joueurs d’envergure internationale doivent assumer un rôle. Pour Benrahma, chaque match est une réponse : afficher que son passage dans les grands championnats européens n’a pas été un hasard, et que sa carrière ne vit pas un crépuscule, mais un chapitre réorienté. Pour l’Algérie, sa forme est un signal : avant les grandes échéances internationales, voir l’un de ses cadres performer régulièrement, loin des débats et du bruit, rassure. Le football saoudien, lui, observe. Car dans cette galaxie de noms, il n’y a qu’une vérité : seuls ceux qui marquent le jeu survivent au temps qui passe.
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