La qualification de l’équipe nationale d’Algérie pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a apporté son lot de joie et de soulagement, mais aussi une certaine inquiétude. Au cœur des préoccupations des supporters et du staff technique figure la situation d’Ismaël Bennacer, sorti sur blessure lors du huitième de finale face à la République démocratique du Congo.
Aligné d’entrée de jeu par Vladimir Petković, le milieu de terrain de l’équipe d’Algérie a une nouvelle fois démontré son rôle central dans l’animation et l’équilibre du jeu des Verts. Aux côtés de Hicham Boudaoui et d’Ibrahim Maza, Bennacer a livré une première période aboutie, marquée par une grande justesse technique, une lecture intelligente du jeu et une capacité constante à casser les lignes adverses. Sa prestation confirmait encore son statut de leader silencieux au milieu du terrain algérien.
Cependant, dès les premières minutes de la seconde mi-temps, le scénario a basculé. Visiblement touché physiquement, Bennacer a montré des signes de gêne avant de demander le changement. Il a finalement quitté la pelouse à la 49e minute, laissant sa place à Himad Abdelli. Une sortie qui a immédiatement suscité une vague d’inquiétude, tant le joueur est considéré comme un élément clé dans les grands rendez-vous.
Les premières évaluations médicales ont révélé que le joueur souffre d’une blessure musculaire à la cuisse, contractée en début de seconde période. Une précision importante a toutefois été apportée : cette blessure n’a aucun lien avec ses précédents soucis physiques, notamment ceux liés à son genou. Un point rassurant, même si les blessures musculaires exigent toujours prudence et gestion minutieuse, surtout dans un tournoi aussi exigeant que la CAN.
Il est également établi que la décision de sortir est venue du joueur lui-même. Conscient des risques d’aggravation, Bennacer a préféré écouter son corps. Le sélectionneur algérien a immédiatement validé ce choix, optant pour une approche préventive. Une décision facilitée par la présence de solutions fiables sur le banc, à l’image d’Abdelli, dont l’entrée a apporté dynamisme et fraîcheur. Le milieu d’Angers s’est d’ailleurs illustré en étant impliqué dans l’action ayant précédé le but décisif d’Adel Boulbina.
Sur le plan mental, Bennacer affiche un état d’esprit positif. Le joueur reste confiant quant à sa capacité à récupérer rapidement, même si son retour immédiat à la compétition demeure incertain. Le staff médical a décidé de lui accorder du repos, et il n’a pas pris part à la séance d’entraînement suivant la rencontre. La priorité est claire : éviter toute prise de risque inutile.
La participation de Bennacer au quart de finale face au Nigeria, prévu le samedi 10 janvier 2026 à Marrakech, apparaît donc compromise. Des examens médicaux approfondis, notamment une IRM, doivent encore déterminer la gravité exacte de la blessure. Le verdict final dépendra de ces résultats, ainsi que de l’évolution des sensations du joueur dans les jours à venir.
Dans l’éventualité de son absence, Vladimir Petković pourrait s’appuyer sur Abdelli pour débuter la rencontre face aux Super Eagles. Une option crédible, d’autant que l’Algérie a montré une certaine solidité collective et une profondeur d’effectif appréciable depuis le début du tournoi.
Quoi qu’il en soit, le staff algérien reste ferme sur un principe : aucun joueur ne sera aligné sans être totalement apte. Si Bennacer venait à manquer ce quart de finale, l’objectif serait de le récupérer pour une éventuelle demi-finale. Une gestion raisonnée, à l’image d’une sélection algérienne qui avance avec ambition, mais sans précipitation, dans cette CAN 2025.


































