Équipe d’Algérie : à l’approche du mois de mars, l’équipe nationale algérienne s’apprête à entrer dans une phase clé de sa préparation en vue de la Coupe du monde 2026. Deux rencontres amicales figurent au programme du prochain rassemblement, avec un objectif clair : affiner les automatismes, tester certaines options tactiques et surtout consolider un effectif encore marqué par les séquelles de la dernière Coupe d’Afrique des nations. Dans ce contexte, plusieurs retours sont envisagés, et un nom revient avec insistance ces dernières semaines : celui de Kevin Guitoun. Le défenseur international, actuellement performant avec le Sporting Charleroi en Belgique, pourrait bénéficier de cette fenêtre internationale pour retrouver la sélection.
La situation actuelle des Verts explique en partie cette possibilité. Après la CAN, plusieurs joueurs ont été touchés par des blessures, perturbant la hiérarchie établie au poste de latéral droit. Samy Chergui, Rafik Belghali et Youcef Atal ont connu des pépins physiques qui ont réduit les options disponibles pour Vladimir Petkovic. Dans ce contexte, le profil de Guitoun apparaît comme une alternative crédible. Titulaire régulier avec Charleroi, le défenseur affiche une constance et une solidité qui n’ont pas échappé aux observateurs. Son volume de jeu, sa discipline défensive et sa capacité à s’intégrer dans un système exigeant en Belgique renforcent son dossier. Pour un sélectionneur en quête de stabilité défensive, la régularité en club reste souvent le premier critère.
Il faut rappeler que Kevin Guitoun n’avait pas participé à la dernière CAN, Petkovic ayant préféré miser sur le trio Belghali–Chergui–Atal pour occuper le couloir droit. Un choix qui traduisait alors une hiérarchie claire, mais le football international évolue vite, surtout lorsque les blessures s’invitent dans l’équation. Le rassemblement de mars représente donc une opportunité stratégique : celle de redistribuer certaines cartes et de relancer la concurrence. Pour Guitoun, ce serait l’occasion de démontrer qu’il peut s’imposer durablement dans la rotation, voire prétendre à un rôle plus important. À 29 ans, le joueur sait que chaque fenêtre internationale compte dans la perspective du Mondial 2026. Une performance solide lors des amicaux pourrait suffire à modifier durablement sa trajectoire en sélection.
Ces deux matchs amicaux ne seront pas de simples formalités. Ils constituent un laboratoire grandeur nature pour un staff technique qui prépare déjà l’échéance planétaire. Petkovic devra composer entre continuité et ajustements, en tenant compte de l’état physique de ses cadres et de la dynamique des joueurs en club. Si Kevin Guitoun est convoqué, sa présence sera le reflet d’une logique sportive claire : récompenser la performance et sécuriser un poste fragilisé par les aléas. Le mois de mars pourrait ainsi marquer un tournant discret mais stratégique dans la construction du groupe algérien pour 2026.

































