Équipe d’Algérie : Le retour d’Ismaël Bennacer à la compétition devait marquer un nouveau départ après une période agitée entre sélection et club. Touché à la cuisse lors du huitième de finale de la CAN face à la RD Congo, le milieu algérien avait été contraint de déclarer forfait pour le quart de finale contre le Nigeria, avant de voir l’Algérie quitter la compétition. À son retour en Croatie, les premiers examens médicaux s’étaient pourtant révélés rassurants, ne mettant en évidence aucune lésion structurelle. Le staff du Dinamo Zagreb avait alors validé un retour progressif, convaincu que le joueur prêté par l’AC Milan pouvait rapidement retrouver le rythme de la compétition.
Cette perspective optimiste a toutefois volé en éclats dès son premier match officiel. Titularisé dimanche pour le déplacement à Osijek en championnat, Bennacer n’a tenu que vingt-trois minutes avant de s’asseoir à même la pelouse, le visage fermé, conscient que le signal n’était pas bon. Touché à la même cuisse que celle qui l’avait déjà freiné en sélection, le milieu de terrain a dû céder sa place, laissant ses partenaires poursuivre sans lui. Un coup dur d’autant plus frustrant que sa première moitié de saison avec le Dinamo avait été gérée avec une prudence extrême, alternant périodes de repos et séances individualisées. Cette rechute rappelle la fragilité d’un joueur dont la carrière récente est ponctuée de blessures musculaires, souvent au pire moment, au point de remettre en question la continuité indispensable à son poste.
À 28 ans, Bennacer se retrouve une nouvelle fois à la croisée des chemins. Des examens complémentaires sont attendus pour déterminer la nature exacte de cette nouvelle alerte et la durée de son indisponibilité, mais l’inquiétude est bien réelle. Au Dinamo, on craint un contretemps plus long que prévu, tandis qu’en sélection, le staff observe la situation avec attention, conscient de l’importance du joueur dans l’équilibre du milieu algérien. Sans précipitation mais avec lucidité, la priorité sera désormais de comprendre l’origine de ces rechutes répétées afin d’adapter la charge de travail et éviter un cercle vicieux. Plus qu’un simple pépin, cet épisode pose la question de la gestion à long terme d’un joueur dont le talent n’est plus à démontrer, mais dont le corps semble rappeler ses limites au moment où la régularité devient cruciale.






























