Équipe d’Algérie : Il y a des retours qui ne passent jamais inaperçus, et celui d’Amine Gouiri avec l’Olympique de Marseille appartient déjà à cette catégorie. Absent des terrains depuis près de deux mois et demi à la suite d’une blessure à l’épaule contractée en sélection, l’attaquant international algérien a officiellement réintégré le groupe marseillais ce dimanche 4 janvier 2026 pour la réception du FC Nantes. Une présence qui, sur le plan strictement sportif, constitue une excellente nouvelle pour l’OM, en quête de solutions offensives dans une période dense du calendrier. Mais dans le contexte actuel, marqué par la CAN 2025 disputée au Maroc et par le forfait de Gouiri avec l’Algérie, ce retour dépasse largement le cadre du rectangle vert. Il soulève, presque mécaniquement, une vague d’interrogations et de débats qui n’avaient jamais vraiment disparu.
Initialement, l’indisponibilité annoncée de Gouiri devait s’étirer jusqu’à la fin de la compétition africaine. Son absence avait été justifiée par la nature de la blessure et par la nécessité d’un temps de récupération jugé incompressible. Or, voir le joueur réapparaître plus tôt que prévu dans le groupe marseillais rebat les cartes. Le calendrier n’est pas neutre : dans quatre jours, l’OM doit disputer le Trophée des champions face au Paris Saint-Germain, une affiche majeure qui semble avoir accéléré les choses. Cette coïncidence alimente inévitablement la polémique. Était-il réellement impossible pour Gouiri de participer à la CAN ? La gestion de sa blessure a-t-elle évolué plus vite que prévu, ou les priorités ont-elles simplement changé ? À défaut de réponses officielles tranchées, le doute s’installe, et avec lui, une lecture émotionnelle que le football algérien connaît bien lorsque club et sélection se retrouvent face à face.
Pour Gouiri, ce retour constitue un moment charnière. Sportivement, il s’agit de retrouver le rythme, la confiance et l’impact après une longue coupure. Mentalement, la situation est plus délicate. L’attaquant sait que chaque minute disputée sous le maillot marseillais sera scrutée, comparée, interprétée à l’aune de son forfait en sélection. Dans un pays où la CAN est vécue comme une affaire nationale, le moindre signal est amplifié. Pour l’OM, l’enjeu est clair : disposer d’un joueur apte à faire la différence dans des rendez-vous décisifs. Pour l’Algérie, le sentiment est plus contrasté, oscillant entre frustration et incompréhension. Ce retour précoce, qu’il soit médicalement logique ou sportivement opportun, ravive une question récurrente du football moderne : jusqu’où peut aller la frontière entre intérêt du club et devoir international ? Gouiri, malgré lui, se retrouve au centre de ce débat, à un moment où chaque décision compte autant que chaque but.
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