Algérie Foot– L’intégration de Rayan Cherki, jeune prodige de l’Olympique Lyonnais, à l’équipe nationale d’Algérie continue d’alimenter les débats parmi les observateurs et les supporters. Depuis plusieurs années, la Fédération algérienne de football (FAF) tente d’attirer ce joueur talentueux pour renforcer les rangs des Verts en vue de grandes compétitions, notamment la Coupe du Monde 2026. Cependant, la gestion de ce dossier suscite aujourd’hui des interrogations, notamment sur le rôle du sélectionneur Vladimir Petkovic dans les récents développements.
Depuis ses débuts en professionnel, Rayan Cherki est considéré comme l’un des joueurs les plus prometteurs de sa génération. Son talent, conjugué à une polyvalence sur le terrain, fait de lui un profil convoité par plusieurs sélections nationales. Franco-algérien par sa mère et italien par son père, Cherki dispose d’un éventail de choix concernant sa carrière internationale. Mais c’est l’Algérie qui a longtemps semblé être en pole position pour le convaincre, grâce à une proximité culturelle et des liens affectifs solides avec le pays.
Selon plusieurs sources proches de la FAF, notamment le vlogueur Houari Fennec, le dossier Cherki aurait été mal géré par le coach de l’équipe d’Algérie Vladimir Petkovic. Il semblerait qu’un rendez-vous crucial entre le staff technique et le joueur ait été envisagé à Lyon pour présenter un projet sportif clair et attractif. Ce rendez-vous, organisé en collaboration avec le père du joueur, aurait pu permettre à Cherki de se projeter avec l’Algérie. À l’époque, le jeune attaquant traversait une période difficile à l’OL, et une transition vers les Verts semblait envisageable.
Cependant, Petkovic, absorbé par d’autres priorités liées à la sélection, n’aurait pas donné suite à cette opportunité. Ce manque d’engagement aurait refroidi le clan Cherki, ouvrant ainsi la voie à d’autres options pour le joueur. Depuis, la situation a évolué rapidement. Cherki, redevenu une pièce maîtresse à Lyon, se concentre désormais sur sa carrière en club, tout en gardant un œil sur ses perspectives internationales.
Outre l’Algérie, d’autres sélections manifestent un vif intérêt pour Rayan Cherki. L’Italie, pays d’origine de son père, aurait récemment relancé des discussions pour intégrer le joueur dans son projet sportif. Cette concurrence ajoute une pression supplémentaire sur la FAF, qui semble désormais en position défensive.
Pour autant, le dossier Cherki n’est pas définitivement clos pour l’Algérie. Si le joueur n’a pas encore changé sa nationalité sportive, il n’a pas non plus pris de décision officielle concernant son futur international. Mais le temps presse. À mesure que Cherki continue d’évoluer et d’attirer l’attention, il devient évident que sa décision dépendra en grande partie de la solidité du projet qu’on lui présentera.
L’épisode Cherki reflète un problème récurrent dans la gestion des talents binationaux par la FAF. Si certains joueurs comme Riyad Mahrez ou Ismaël Bennacer ont trouvé un épanouissement sous le maillot algérien, d’autres, à l’image d’Houssem Aouar (avant sa récente arrivée), ont longtemps hésité, voire choisi d’autres sélections. L’approche parfois tardive ou hésitante de la Fédération semble pénaliser son attractivité auprès des talents les plus convoités.
Le cas de Rayan Cherki illustre cette réalité. Bien que le joueur semble toujours attaché à ses origines algériennes, l’absence de suivi rigoureux et de propositions concrètes de la part du staff technique pourrait définitivement fermer cette porte. Si l’Algérie espère encore enrôler Cherki, il est impératif que la FAF agisse rapidement, avec un projet clair et convaincant, avant que d’autres nations ne remportent la mise.
L’avenir de Rayan Cherki en équipe nationale reste donc en suspens. Seul le temps dira si la FAF et Vladimir Petkovic sauront inverser la tendance, ou si ce talent exceptionnel rejoindra une autre bannière. Pour les supporters algériens, le rêve de voir Cherki porter le maillot vert est encore vivace, mais la réalité semble de plus en plus incertaine.
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